Travaux effectués sur l'autoroute Félix-Leclerc en juin 2016

Prolongement de Félix-Leclerc: les libéraux songent à un boulevard urbain

Déterminés à prolonger l’autoroute Félix-Leclerc vers Saint-Augustin l’automne dernier, les libéraux de la région de Québec sont désormais en réflexion sur cet enjeu et songent plutôt à construire un boulevard urbain pour rejoindre l’autoroute 40.

Le ministre responsable de la Capitale-Nationale Sébastien Proulx a soutenu lors de l’étude des crédits jeudi qu’il «réfléchit à voix haute» à cette possibilité. Son intention est de mettre à jour l’étude du ministère des Transports à ce sujet, qui date de 2003 et qui indiquait qu’il n’était pas pertinent de réaliser ce prolongement.

M. Proulx a affirmé que l’engagement que son gouvernement a pris lors de la campagne électorale partielle dans Louis-Hébert est bien réel. «Ce n’est pas un leurre, ce n’est pas un canular», a-t-il assuré. Seulement, son équipe n’a pas encore fait son nid sur la façon de prolonger l’autoroute Félix-Leclerc vers l’ouest. Le bureau d’étude du troisième lien, qui dressera le portrait global de la mobilité dans la région de Québec, pourrait donner des indications. 

Rappelons que des citoyens de L’Ancienne-Lorette se sont mobilisés l’automne dernier pour s’opposer à ce prolongement, qui diviserait leur ville en deux et abîmerait les boisés lorettains. 

Le député caquiste de La Peltrie, Éric Caire, a déploré que «ce qui l’année passée était une volonté ferme» est rendu à l’étape de «souhait». Il ne croit pas en une solution de boulevard urbain, qui reviendrait à créer un deuxième boulevard Wilfrid-Hamel. 

Le député libéral de Vanier-Les Rivières, Patrick Huot, réplique que le prolongement d’autoroutes en boulevards urbains peut être très utile pour améliorer la circulation. Il donne l’exemple du prolongement de l’autoroute Robert-Bourassa en boulevard urbain vers le nord. 

Projets stagnants

Les députés de l’opposition ont profité de l’étude des crédits pour dresser la liste des projets de la région de Québec qui ont pris du retard ou ont été reportés par le gouvernement libéral depuis 2014.

«On a fait stagner la région pendant quatre ans», a déploré la députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais. Peinture du pont de Québec, centre de prédédouanement à l’aéroport, réaménagement du «spaghetti» d’autoroutes à l’entrée des ponts, déménagement de l’usine Anacolor, phases 3 et 4 de la promenade Samuel-De Champlain : autant de projets qui n’ont pas avancé, ont critiqué le Parti québécois et la Coalition avenir Québec. 

Sur la promenade Samuel-De Champlain, le ministre Proulx a assuré que la phase 3 était prête à être annoncée et sera bientôt réalisée. 

Il a aussi été question du troisième lien routier entre Québec et Lévis. La députée Maltais croit que le bureau d’étude prend du retard et qu’il est «impossible» qu’il soit prêt à rendre publics des faits saillants l’été prochain.

La députée s’inquiète également pour la réalisation du pont de l’île d’Orléans, qui semble lié au projet du troisième lien. Elle juge qu’il ne pourra pas être livré en 2024. Le ministre Sébastien Proulx a confirmé que les ingénieurs qui travaillent sur la construction du nouveau pont échangent des informations avec le bureau d’étude du troisième lien, mais que le projet du pont de l’île n’accuse pas de retard et sera bel et bien livré en 2024.