Jeudi, l'attaché de presse de Gilles Lehouillier, a confirmé que son patron avait bien reçu une invitation pour assister à la conférence de presse. Selon ses dires, le maire de Lévis devrait y être.

Projet de Tramway: Lehouillier invité, Rousseau excité, Gosselin... évité

Il va y avoir du monde, beaucoup de monde vendredi au dévoilement public du projet de tramway. Même le maire de Lévis devrait être présent.

On sait que Gilles Lehouillier s’était retiré au printemps 2017 du précédent projet de SRB, le jugeant trop coûteux pour les bénéfices qu’en retirerait sa population. L’actuel projet de tramway exclut Lévis, bien qu’il faudra prévoir une interconnexion entre les deux villes. Jeudi, l’attaché de presse de M. Lehouillier a confirmé que son patron avait bien reçu une invitation pour assister à la conférence de presse. Selon ses dires, il devrait y être.

D’autres, comme les membres de l’opposition à l’hôtel de ville, ont eu droit à une présentation privée du projet. C’est le cas du conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, visiblement emballé par la proposition. «Ça va répondre aux besoins d’une ville en croissance. C’est un magnifique projet, très prometteur, qui va changer la vision qu’on a de Québec. La grande considération était de faire passer le tramway là où il y a du monde. Quand je regarde le projet, je sens qu’il y a eu une réflexion», se réjouit-il, prenant garde de ne pas dévoiler des informations toujours confidentielles.

Le conseiller indépendant Yvon Bussières a aussi eu droit à une présentation. Mais il préfère garder ses commentaires pour la présentation publique de vendredi.

Enfin, n’eût été l’insistance de Québec 21, jamais l’opposition officielle n’aurait pris part à une présentation privée à laquelle ont eu droit les autres membres du conseil municipal. Dans un communiqué, Québec 21 explique que c’est à sa demande jeudi matin que le cabinet du maire a finalement accepté de présenter le projet.

«Pas un gars d'équipe»

«Régis Labeaume n’est pas un gars d’équipe. Il s’acharne à travailler en vase clos pour faire valoir ses idées, ses projets et sa vision. Tous les partis représentés au conseil de Ville auraient dû faire partie de cette démarche qui touche directement l’avenir du transport en commun à Québec. Le maire doit mettre la partisanerie de côté et cesser d’agir comme s’il était propriétaire de la Ville et qu’il n’avait pas de compte à rendre à personne», a fait savoir le chef de la formation politique Jean-François Gosselin.

Plus tôt en journée, jeudi, le maire Labeaume avait réagi au fait de ne pas avoir convié M. Gosselin et son collègue, le conseiller Stevens Melançon. «On va les rencontrer, qu’ils attendent leur temps. Comme on ne pense pas vraiment qu’ils vont nous appuyer, on ne fait pas un spécial pour les rencontrer avant. […] Quand j’invite du monde à souper, c’est parce que je suis sûr d’avoir du plaisir», a-t-il justifié. 

M. Labeaume a multiplié ces jours-ci les rencontres avec des partenaires, députés provinciaux et élus municipaux principalement. C’est parce qu’il «vise l’adhésion» du plus grand nombre à son projet, dit-il. «On ne leur demande pas de nous dire oui sur le moment, mais on vise l’adhésion et on veut leur opinion.» Avec Annie Morin

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