Alain Richer a complété son témoignage.

Procès MMA : Nantes était hors du radar

Nantes n’était pas sur le radar de Transports Canada.

L’inspecteur de matériel roulant pour Transports Canada, Alain Richer, qui a complété son témoignage, lundi, au 18e jour du procès devant jury des trois anciens employés de la Montréal, Maine & Atlantic (MMA) au palais de justice de Sherbrooke, n’avait jamais mis les pieds à Nantes avant la tragédie de Lac-Mégantic. Il ne savait pas que les convois ferroviaires y arrêtaient.

« Tout ce que je sais sur Lac-Mégantic, Nantes ou Vachon, je l’ai appris après l’accident. Il n’y avait aucune activité de wagonnier ou activité d’inspection de sécurité faite par des wagonniers (...) Nantes n’était pas sur notre radar relativement au travail que je faisais », signale Alain Richer de Transport Canada.

Thomas Harding, Jean Demaître et Richard Labrie sont accusés de négligence criminelle causant la mort de 47 personnes à la suite du déraillement ferroviaire du 6 juillet 2013 à Lac-Mégantic.

Le jury a été avisé par le juge Gaétan Dumas de la Cour supérieure de ne pas prévoir de vacances en janvier 2018 de façon à pouvoir possiblement compléter le procès initialement prévu jusqu’au 21 décembre 2017.

Des wagons conformes aux normes

Selon M. Richer, les wagons DOT-111 qui transportaient le pétrole brut qui s’est déversé au centre-ville à la suite du déraillement du 6 juillet 2013 rencontraient les normes nord-américaines en matière ferroviaire.

« Ces wagons-là étaient conformes pour le type de transport. C’était des wagons basse pression fait pour transporter des liquides allant de l’eau au diesel », indique Alain Richer qui a répété que la MMA n’avait pas l’obligation de faire l’inspection mécanique du train qui a déraillé le 6 juillet 2013.

En contre-interrogatoire de Me Gaétan Bourassa, Alain Richer a spécifié que Jean Demaître avait toujours bien collaboré avec Transports Canada lorsque des défectuosités ont été notées sur les wagons de la MMA.

Alain Richer a confirmé qu’il avait été rencontré par les enquêteurs de la Sûreté du Québec dans le cadre de cette enquête.

« Dès le départ, je savais qu’il pourrait y avoir des accusations criminelles dans ce dossier », a souligné M. Richer.

Lors du contre-interrogatoire de Me Guy Poupart, Alain Richer a mentionné au jury ne pas se souvenir d’avoir eu affaire avec le contrôleur de circulation ferroviaire Richard Labrie. 

Le chauffeur de taxi de Lac-Mégantic André Turcotte a entamé son témoignage en fin de journée.