Des équipes internes du MTQ doivent se rendre sur place, vérifier s'il y a des morceaux de béton instables et les retirer au besoin, explique Guillaume Paradis, porte-parole régional du ministère.

Près de 200 viaducs seront inspectés dans la région de Québec

Le ministère des Transports du Québec (MTQ) a ordonné l'inspection de près de 200 viaducs dont le béton présente des risques d'effritement dans la grande région de Québec.
Cette directive a été communiquée aux directions régionales de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches mardi matin. Lundi, un morceau de béton s'est détaché du viaduc du boulevard Henri-Bourassa, à Montréal, et s'est écrasé sur le capot d'un véhicule qui circulait en direction ouest sur l'autoroute 40. Les deux femmes à bord ont eu la frousse de leur vie. L'autoroute a été fermée pendant plusieurs heures, causant un embouteillage monstre.
Le MTQ a attribué l'incident à la météo yo-yo des derniers jours. Plusieurs cycles consécutifs de gel et de dégel ont ainsi pu accélérer le détachement de blocs de béton instables. Des rapports d'inspection avaient déjà fait état de la dégradation du béton du parapet et de la perte d'ancrage des garde-corps du viaduc concerné.
Pour éviter que ce scénario se répète, une vérification de tous les viaducs québécois présentant des signes d'effritement, même minimes, a été commandée. Il y en a 115 dans la région de la Capitale-Nationale, 75 en Chaudière-Appalaches et 500 au total dans la province, selon les registres du MTQ.
Des équipes internes doivent se rendre sur place, vérifier s'il y a des morceaux de béton instables et les retirer au besoin, explique Guillaume Paradis, porte-parole régional du Ministère.
Québec réalise annuellement une inspection visuelle de toutes les structures sous sa responsabilité. S'ajoute une inspection de fond, dite inspection générale, tous les trois ans.
L'incident de lundi sensibilise le MTQ à l'impact des conditions météorologiques changeantes, ajoute M. Paradis. Un système d'alerte météo sera mis en place à l'avenir de façon à rappeler aux gestionnaires du réseau routier l'importance de surveiller les ouvrages fragilisés lors d'épisodes de gel et de dégel, la pire des séquences aux yeux des ingénieurs.
La Coalition Avenir Québec a sauté sur l'occasion pour demander un plan d'urgence pour renforcer la sécurité des infrastructures routières. Le député Éric Caire, porte-parole en matière de transports, a fait remarquer que c'était la septième fois depuis 2010 que des débris de béton menaçaient la sécurité des automobilistes.