Lundi, le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, a sévèrement critiqué le maire Régis Labeaume, à l’effet que la Ville n’a pas encore demandé de permis au ministère de l’Environnement pour décontaminer le site de l’édifice F.-X. Drolet.

Poste de police dans Saint-Roch: la Ville reconnaît son erreur [VIDÉO]

Contrairement à ce que laissait entendre le maire Régis Labeaume il y a un mois, la Ville de Québec a reconnu lundi ne pas avoir demandé de permis au ministère de l’Environnement pour décontaminer le site de l’édifice F.-X. Drolet, qui doit accueillir un nouveau poste de police et une cour municipale dans Saint-Roch.

Réagissant aux révélations de Radio-Canada, la Ville a «admis que les renseignements reçus à l’interne étaient incomplets». Elle a indiqué qu’elle s’affairait à préparer les documents requis par le ministère avec l’aide d’une firme externe. 

«Des rencontres seront prévues prochainement avec le Ministère afin de leur déposer l’étude, de réactiver l’analyse et d’obtenir finalement l’autorisation attendue», peut-on lire dans la réponse écrite de la Ville obtenue par Radio-Canada.

Lundi après-midi, le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, a sévèrement critiqué les déclarations initiales de Régis Labeaume sur les délais d’obtention du permis au ministère. «Soit le maire a menti, soit le maire n’est pas au courant de son dossier», a dit M. Gosselin. 

Fin septembre, le maire Labeaume avait affirmé qu’à «F.-X. Drolet, les travaux sont retardés parce qu’on n’a pas de permis du ministère de l’Environnement. Autrement, ça se serait passé comme on l’avait prédit.» 

Or, selon ce qu’a appris Radio-Canada, la Ville a demandé en septembre 2017 une autorisation pour d’effectuer des travaux dans l’édifice de la rue du Pont. Mais comme la Ville ne fournissait pas les documents requis, le ministère a fermé le dossier. Depuis, la Ville n’a pas fait d’autre demande. 

M. Gosselin demande maintenant au maire Labeaume, qui est responsable de ce dossier, de le céder à un autre membre de son comité exécutif. «Il faut que ça avance», dit-il. 

Le conseiller municipal de Démocratie Québec, Jean Rousseau, soupçonne pour sa part que l’absence de demande de permis auprès du ministère de l’Environnement indique que le site F.-X. Drolet pour le poste de police et la cour municipale est impropre à un aménagement majeur. 

M. Rousseau a aussi rappelé que la Ville de Québec a prévu 21 millions $ pour la rénovation de l’édifice F.-X. Drolet. «Quel sera le montant final s’il faut changer de site?» a-t-il demandé. 

Dans une déclaration officielle émise lundi après-midi, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) dit avoir «confiance que tous les efforts seront mis en place afin que la réorganisation de la Surveillance du territoire du SPVQ se déroule comme prévu».