Quatre ans après le tremblement de terre dévastateur qui a frappé Haïti, Régis Labeaume et Denis Coderre pourraient  tous les deux s'y rendre en février. Mais pas dans la même mission.

Possible visite de Coderre et Labeaume en Haïti en février

Les maires Régis Labeaume et Denis Coderre pourraient bien fouler le sol d'Haïti tous les deux en février. Mais pas dans la même mission.
Quatre ans après le tremblement de terre dévastateur qui a frappé Haïti, le maire de Montréal a annoncé dimanche que son premier voyage officiel en tant que maire sera en Haïti en février.
«On renouvellera l'entente entre Haïti et la municipalité. On veut envoyer un message de solidarité. C'est un peu spécial pour moi, il y a 120 000 Haïtiens à Montréal», a commenté M. Coderre en marge d'une cérémonie commémorative à l'église Notre-Dame-d'Haïti.
Son homologue de Québec, Régis Labeaume, pourrait pour sa part retourner en Haïti en février. En novembre 2012, M. Labeaume a visité Port-au-Prince et Jacmel en compagnie de l'envoyée spéciale pour l'UNESCO en Haïti, Michaëlle Jean. De passage à Québec en juin, la ministre haïtienne du Tourisme, Stéphanie Villedrouin, a invité M. Labeaume à aller mesurer les progrès quant au développement touristique de Jacmel, réputée pour son carnaval.
La rencontre à Québec avait aussi permis à la délégation haïtienne de rencontrer une dizaine de gros joueurs de l'immobilier et de la villégiature de la région réunis à l'initiative du maire.
«Si on nous invite sur une île où il fait chaud cet hiver en plein mois de février, je ne peux pas dire que je vais dire non», avait lancé M. Labeaume.
Rien de sûr
Lundi, l'attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin, a toutefois indiqué que rien n'était coulé dans le béton. «La ministre avait lancé l'invitation, mais nous n'avons pas eu de suivi. La balle est dans leur camp», a-t-il illustré.
Pendant son voyage à Port-au-Prince l'an dernier, le maire de Québec s'était aussi engagé à financer une caserne de pompiers de 2 millions $ dans la capitale haïtienne qui peine à se relever du séisme du 12 janvier 2010. En décembre, le comité exécutif a convenu de formuler une demande d'aide au gouvernement fédéral. «La demande de financement suit son cours», a commenté M. Nolin lundi.