La sous-région de Portneuf, dans la Capitale-Nationale, passe en zone rouge, a annoncé le ministre de la Santé Christian Dubé lors du point de presse de 16h jeudi.
La sous-région de Portneuf, dans la Capitale-Nationale, passe en zone rouge, a annoncé le ministre de la Santé Christian Dubé lors du point de presse de 16h jeudi.

Portneuf, Trois-Rivières et Drummondville en rouge

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
À l’aube d’un fin de semaine de trois jours, le gouvernement du Québec fait passer encore plus de territoires et leurs citoyens en zone d’alerte maximale à la COVID-19. La sous-région de Portneuf, dans la Capitale-Nationale, passera en zone rouge dans la nuit de samedi à dimanche, tout comme Trois-Rivières, Drummondville, Bécancour et Nicolet-Yamaska.

Cinq barrages routiers seront aussi érigés dès vendredi pour décourager les gens des zones rouges et oranges de se rendre au Saguenay-Lac-Saint-Jean, l’une des rares régions du Québec encore au niveau préalerte (jaune) seulement.

C’est ce qu’a annoncé le ministre québécois de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, en fin de journée jeudi.

Le Parc des Laurentides reliant Québec à Saguenay, le traversier de Tadoussac, la côte de La Malbaie, l’accès par La Tuque et la route du Petit Parc, qui mène à Hébertville, bénéficieront d’une présence policière non coercitive pour déconseiller les déplacements non essentiels.

L’interdiction de recevoir des visiteurs à la maison et la fermeture des bars, salles à manger de restaurants, salles de spectacles, cinémas, musées, centres de conditionnement physique et autres s’appliqueront à partir de samedi soir, minuit.

Plus de temps pour les écoles

Les nouvelles restrictions pour les écoles en futures zones rouges, qui entraient en vigueur jeudi dans les zones déjà rouges, ne prendront toutefois effet dans Portneuf, Trois-Rivières, Drummondville, Bécancour et Nicolet-Yamaska qu’à partir de jeudi prochain, le 15 octobre.

En point de presse avec le directeur national de la santé publique, Dr Horacio Arruda, le ministre Dubé a continué d’implorer les Québécois de réduire leurs contacts sociaux. «On peut encore changer les choses», répète-t-il depuis quelques jours pour convaincre les gens que leurs comportements ont un effet réel sur la situation de la contagion à travers la province.

D’un bord comme de l’autre. S’il espère voir la courbe des nouveaux cas rester stable autour de 1000 cas avant de redescendre dans les prochaines semaines, le ministre Dubé reconnaît qu’après presque l’entièreté de la vallée du Saint-Laurent, comme ce sera bientôt le cas, rien ne dit que le Québec ne finira pas par être peint en rouge à la grandeur. «Est-ce que ça se pourrait qu’on soit tous en rouge? Ça se peut», répond celui qui préfère être positif et dit refuser «de lancer la serviette».

Un 4 de 7 en séries

L’étape suivante semble être le reconfinement complet. Mais MM. Dubé et Arruda martèlent qu’ils n’en sont pas là.

«C’est comme si on était en séries éliminatoires. On commence un quatre de sept et vous me demandez de prédire le résultat du septième match! illustre le ministre de la Santé. On joue le premier match, ce n’est pas facile, mais on essaie de gagner ce match-là et de préparer le suivant. Mais je ne peux pas vous prédire le pointage du septième match», tranche M. Dubé.

Ils n’interdisent pas aux citoyens des zones rouges d’aller à leur chalet situé dans une autre région, par exemple. «Mais vous n’avez pas le droit de faire là-bas ce que vous n’avez pas le droit de faire chez vous», résume le ministre.

La situation dans les nouvelles régions en rouge n’est «pas plus grave qu’ailleurs», explique le Dr Arruda.

«On sait qu’il y a de la transmission communautaire et on ne veut pas que ça monte plus haut pour semer le feu. Alors on applique les mêmes mesures qu’on a prises pour Montréal et Québec. Certains secteurs sont peut-être même plus orange que rouges, mais sont collés sur des zones rouges et ça fait un tout.»