Jean-Nicolas, Laurence et Rebecca font partie des jeunes adultes ou adolescents qui ont choisi de demander de l’aide afin de combattre leur dépendance à l’alcool ou à la drogue.

Portage souligne les efforts de ses 185 finissants

Ils s’appellent Jean-Nicolas, Rebecca ou encore Laurence. Ils sont une centaine de jeunes adultes ou adolescents qui ont choisi de demander de l’aide afin de combattre leur dépendance à l’alcool ou à la drogue.

Dimanche, l’organisme Portage soulignait les efforts de 185 finissants de Québec qui avaient réussi leur programme de réadaptation. 

«C’est une journée spéciale, ça clôt une étape. J’ai été au plus bas, j’ai travaillé sur moi et maintenant ça va bien. La journée c’est comme une tape dans le dos qui dit : “Bravo”. Je peux faire mon chemin dans la vie», exprime Laurence.

La jeune femme de 17 ans était récompensée pour avoir complété un an de vie saine. À 15 ans, Laurence avait cogné à la porte de Portage pour vaincre une dépendance au cannabis et aux amphétamines. Après un échec, elle est revenue à 16 ans pour suivre un second cheminement pour des problèmes reliés à l’alcool, celui-là, elle l’a fièrement terminé. 

«Je n’ai pas honte de ça, c’est quelque chose dont je suis fière, et je ne me gêne pas pour le dire quand quelqu’un a besoin de le savoir, soutient-elle. C’est le plus beau cadeau que quelqu’un peut se faire, juste de s’aider. J’ai quitté Portage après trois mois la première fois, quand je suis revenue, ils étaient encore là pour moi. Ils étaient contents de me revoir.»

Écouter les bonnes personnes

Jean-Nicolas est âgé de 18 ans et célébrait la fin de sa thérapie dimanche, il vivait avec des problèmes majeurs liés à l’alcool, au cannabis, à la méthamphétamine et la cocaïne. Avec son diplôme d’études secondaires en main, il étudie maintenant au cégep.

«Je suis très content d’être ici aujourd’hui et de reconnaître mes efforts. Depuis trois mois, ça va super bien à l’école et avec mes amis. Il faut faire attention aux influences autour de nous, faire les bons choix et se fier aux gens qu’on aime, ce sont les plus importantes et ce sont eux qui nous tiennent debout», conseille-t-il. 

Redonner

Depuis la fin de sa thérapie, Rebecca espère donner au suivant. Elle se dit reconnaissante de toute l’aide que son entourage ou que Portage lui ont apportée.

«J’étudie pour être intervenante, je veux aller à l’université pour ça. Je fais beaucoup de bénévolat avec Portage dans cette optique-là. J’ai eu beaucoup de prises de conscience, j’ai beaucoup travaillé sur moi. Portage nous donne tous les outils pour réussir. Tout le monde est là pour toi, on est une grosse famille, on est jamais seuls», souligne la femme de 22 ans. 

Il n’a pas à dire, la directrice du centre de réadaptation en toxicomanie de Saint-Malachie est fière de voir tout le chemin parcouru par ses jeunes. 

«Quand ils ont commencé leur parcours, il y avait des gens qui croyaient en eux, ils aiment ça retransmettre l’espoir dans la communauté. Ils veulent lancer un message pour dire que c’est possible de s’en sortir», exprime Cindy Chabot. 

«Ce qu’on souhaite quand ils partagent leur histoire, c’est que ça puisse en motiver certains pour qu’ils aient envie d’entreprendre des démarches. Ils ne sont pas seuls.»