Pour Simon Poulin, fondateur du Défi Tête la Première (pas sur cette photo), l'accident de Louis Garneau rappelle toute l’importance de porter un casque, peu importe le type de cycliste que vous êtes.

Port du casque: «même les plus aguerris» peuvent chuter

«Aussi malheureux l’événement puisse être, c’est une figure connue et j’espère que ça va avoir un impact», a lancé le fondateur du Défi Tête la Première, Simon Poulin, par rapport à la chute à vélo de Louis Garneau.

«Ça prouve que même les cyclistes les plus aguerris» ne sont pas à l’abri et peuvent se retrouver dans une situation où la chute est inévitable, a avancé M. Poulin, dont l’organisation vise notamment à faire connaître les impacts d’un tel accident sur le cerveau.

Samedi, l’ancien cycliste professionnel Louis Garneau a publié sur les médias sociaux une photographie sur laquelle on le voit à l’hôpital, visiblement blessé par son accident. Le message «Ça va aller, portez votre casque!» accompagnait la photo. 

Pour Simon Poulin, cet accident rappelle toute l’importance de porter un casque, peu importe le type de cycliste que vous êtes. 

«Je pense que les gens sous-estiment l’efficacité du casque, lorsqu’il est bien mis», a-t-il indiqué. 

Celui-ci parle par expérience : éducateur spécialisé auprès des victimes d’un traumatisme crânien, père d’un jeune homme devenu paraplégique après une violente chute en planche à neige «même s’il portait son casque», Simon Poulin pense que le meilleur outil pour prévenir les accidents de vélo demeure la sensibilisation.

«J’habite à Sherbrooke, où le port du casque est obligatoire pour les moins de 18 ans. Mais je vois quand même des parents dont les enfants portent des casques, mais eux n’en portent pas», a-t-il avancé. «Ce qui fonctionne à Sherbrooke, c’est la mobilisation du milieu autour de la problématique.» 

Simon Poulin ne milite pas pour une législation stricte sur le port du casque; il prône plutôt une approche plus douce, où la démarche éducative est primordiale. «Le règlement viendra après», a-t-il souligné.

«Cette année, on a visité [avec le Défi Tête la Première] 223 écoles, principalement dans Chaudière-Appalaches et la Montérégie, a-t-il indiqué. On a fait beaucoup de sensibilisation.»

M. Poulin laisse entendre «quelque chose de gros à venir» à l’automne. Une campagne nationale de sensibilisation du port du casque à bicyclette, mais aussi en planche à neige et pendant la pratique d’autres sports à risque devrait voir le jour et se déployer partout au Québec.