Le Soleil
Un monde sépare la Turquie, où les musulmans forment 96 % de la population, de la Suède, où à peine 3,4 % des citoyens se réclament de l'islam.
Un monde sépare la Turquie, où les musulmans forment 96 % de la population, de la Suède, où à peine 3,4 % des citoyens se réclament de l'islam.

Port de signes religieux: la carte des interdictions européennes

Jean-Simon Gagné
Jean-Simon Gagné
Le Soleil
Un peu perdu dans le débat entourant la charte québécoise des valeurs? Pour mieux vous y retrouver, Le Soleil vous propose un résumé de la situation dans neuf pays européens. Une occasion de constater la complexité des enjeux et de remettre en perspective le débat québécois. En Europe, aucun pays n'échappe au débat entourant le port de signes religieux dans l'espace public. Mais la majorité des gouvernements centraux hésitent à légiférer. Le plus souvent, la patate chaude est refilée aux provinces, aux municipalités, voire aux autorités scolaires. Toutes les religions sont concernées. Mais la plupart des interventions visent clairement l'islam, au risque d'alimenter un sentiment antimusulman. Le Conseil de l'Europe et des organisations comme Amnistie internationale dénoncent régulièrement une discrimination croissante à l'égard des musulmans. Sans rencontrer la même proportion d'oreilles attentives, selon les pays. Il est vrai qu'un monde sépare la Turquie, où les musulmans forment 96 % de la population, de la Suède, où à peine 3,4 % des citoyens se réclament de l'islam.