Le groupe de citoyens L'Avenir du pont de Québec verrait d'un bon oeil l'entrée en scène d'une «personne influente», médiateur ou facilitateur, pour rapprocher les parties.

Pont de Québec: médiateur demandé... et refusé

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, et le ministre fédéral Steven Blaney rejettent l'idée de nommer un médiateur dans le dossier du pont de Québec.
Le groupe de citoyens L'Avenir du pont de Québec (APQ) a lancé vendredi l'idée de nommer un médiateur pour convaincre le CN d'investir dans une nouvelle peinture.
Constatant que «toutes les stratégies déployées jusqu'à maintenant ne semblent pas faire fléchir l'entreprise», incluant la promesse de 100 millions de dollars faite par les gouvernements il y a deux semaines, les membres d'APQ verraient d'un bon oeil l'entrée en scène d'une «personne influente», médiateur ou facilitateur, pour rapprocher les parties.
«Nous, on pense que le débat s'enligne vers un mur. Tout le monde est braqué sur ses positions», a déploré Bernard Pelchat, porte-parole du groupe, qui réunit surtout des retraités. «Ça va prendre quelqu'un de l'extérieur» pour entamer une vraie discussion, selon lui.
Ex-politicien considéré
APQ pense à un ex-politicien, de la trempe des Brian Mulroney ou Pierre-Marc Johnson, ou un représentant influent du monde des affaires ou du patrimoine. Bref, «quelqu'un qui a trempé dans des grosses affaires» et qui plairait autant aux gouvernements qu'au CN.
Gilles Lehouillier n'a pas tardé à fermer la porte. «Moi, je pense qu'on n'est pas à l'étape d'avoir un médiateur. On est à l'étape de demander à une entreprise qui est propriétaire d'une infrastructure de l'entretenir. Moi, je pense qu'un médiateur n'apporterait rien de nouveau au débat. On va poursuivre nos pressions. On va mettre de l'avant d'autres stratégies en janvier, février. Il va y avoir des activités à Lévis. Nous, c'est la mobilisation qui se poursuit», a expliqué le maire de Lévis.
Steven Blaney, présent au même événement, était au diapason. «Pour l'instant, on est dans une approche ouverte, une approche solution, et puis j'espère que le CN va entendre raison et mettre l'épaule à la roue», a-t-il fait valoir après avoir été interrogé sur les moyens mis à sa disposition pour forcer le CN à se commettre.
Régis Labeaume a été moins catégorique. «C'est pas bête non plus. On verra», a-t-il simplement laissé tomber, en marge du comité plénier sur le budget. Le maire de Québec a aussi promis d'autres démarches pour faire pression sur le CN en janvier: «Au retour des Fêtes, on vous expliquera où on s'en va.»  Avec Valérie Gaudreau