Une convention signée par le gouvernement provincial en 2013 prévoit le partage des coûts en cas de travaux «extraordinaires», ce qui veut dire que Québec devrait payer une partie de la facture si le CN se voit forcé de repeinturer le pont de Québec.

Pont de Québec: les libéraux fédéraux veulent négocier

Le Parti libéral du Canada croit toujours possible de négocier une nouvelle peinture pour le pont de Québec s'il est porté au pouvoir à l'automne. Advenant que l'impasse perdure au-delà du 30 juin 2016, un plan B, plus coercitif mais non défini, s'enclencherait.
Les 10 candidats libéraux fédéraux de la grande région de Québec ont fait connaître mercredi leur position dans l'épineux dossier du pont de Québec. L'enjeu électoral a été imposé par les maires de Québec et de Lévis, qui en ont fait leur priorité commune et le sujet de plusieurs sorties médiatiques.
«Les gens sauront qu'avec un gouvernement libéral, dans quelques mois, il y aura une solution», fait valoir Claude Boucher, candidat dans la circonscription de Lévis-Lotbinière, actuellement détenue par le conservateur Jacques Gourde.
Dans les 60 jours suivant l'élection, le PLC promet d'organiser une grande rencontre avec toutes les parties concernées - le CN, propriétaire du pont de Québec, le gouvernement fédéral, le gouvernement provincial et les villes si elles le désirent. Y seraient conviées des personnes en autorité, «de haut niveau».
Tout ce beau monde aurait ensuite six mois pour trouver une solution aux problèmes de rouille. «Au 30 juin 2016, si aucune entente n'est intervenue, un gouvernement libéral responsable prendra les dispositions appropriées afin de dénouer l'impasse», peut-on lire dans le communiqué de presse envoyé mercredi.
Pensée pas précisée
M. Boucher ne veut pas préciser la pensée du groupe, de peur de vicier le processus. «On n'exclut pas qu'une solution puisse être trouvée», a-t-il insisté. Cela même si les intéressés communiquent par avocats interposés, sinon dans les médias, depuis plusieurs années. Montrer le bâton trop tôt pourrait les décourager de se parler, selon le candidat libéral.
Celui-ci croit que l'imposition d'une échéance facilitera les discussions. Tout comme la promesse de son parti d'investir au moins 75 millions $ dans les travaux de réfection.
Le gouvernement conservateur a promis le même montant en sachant qu'il n'y avait pas d'entente possible avec le CN tandis que le Nouveau Parti démocratique (NPD) a promis une loi pour forcer l'entretien du pont sans espoir qu'elle soit adoptée, déplore M. Boucher.
Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a réagi prudemment, mercredi. «On est tous désolés de voir l'état du pont. On connaît les sommes importantes qui sont nécessaires pour le repeindre. Tant mieux si un des partis fédéraux a décidé d'en faire un engagement, mais c'est un engagement qui est très coûteux. Je suppose qu'ils voudront détailler comment le mettre en place, mais on ne peut qu'accueillir cela positivement. Ce serait une bonne nouvelle pour Québec», a-t-il commenté.
Avec Simon Boivin