En novembre, les gouvernements fédéral (75 millions $) , provincial (23,5 millions $) et des villes de Québec (1 million $) et de Lévis (500 000 $) ont offert au transporteur ferroviaire propriétaire du pont de participer aux travaux. La facture était alors évaluée à 200 millions $.

Pont de Québec: Labeaume dévoilera sous peu une étude non chiffrée

Il n'y aura finalement pas de guerre de chiffres entre la Ville de Québec et le CN sur les coûts de peinture du pont de Québec. Le maire Régis Labeaume a annoncé mardi qu'il allait dévoiler sous peu une étude non chiffrée.
«Il n'y a pas de prix [sur cette étude]. On voulait voir les conséquences de la corrosion sur le pont», a soutenu le maire mardi en mêlée de presse. M. Labeaume doit rencontrer cette semaine des chimistes et des métallurgistes qui lui donneront l'heure juste sur l'état d'oxydation du pont de Québec, commentant une étude que la Ville a déjà en mains.
«Ce que j'ai appris, entre autres, c'est que sur le pont, on remplace des pièces, mais avec des ersatzs. C'est pas des pièces d'acier comme il y avait à l'époque. Peut-être qu'on va se ramasser avec un pont un jour qui est fait de toutes sortes de matériaux, mais qui sont pas les matériaux d'origine», a lancé le maire.
Le 25 mars, Le Soleil révélait qu'une étude préparée par des ingénieurs de Roche estimait entre 236 et 544 millions $ le coût d'une nouvelle peinture, soit le double du montant qui avait été jusqu'alors avancé. 
Piqué au vif par cette étude qu'il jugeait «politique», le maire Régis Labeaume avait annoncé deux jours plus tard que la Ville allait commander son propre rapport sur les coûts de peinture. 
Le 30 avril, Le Soleil révélait qu'un avis technique toujours commandé par le CN et préparé par la firme CIMA+ corroborait les estimations de Roche.
Mardi, le rapport chiffré que la Ville de Québec souhaitait avoir n'était plus du tout dans l'air. «Je suis pas sûr qu'on va embarquer là-dedans», a admis le maire.