Si les coûts réels des travaux de réfection du pont de Québec excèdent 70 millions $, le CN devra absorber les dépassements de coûts, est-il écrit dans la convention intervenue entre le CN et le gouvernement du Québec.

Pont de Québec: la question de la peinture n'a pas été abordée sous le PQ

La peinture ne faisait plus partie des échanges avec le CN quand les péquistes ont pris le pouvoir et, du coup, les rênes de la négociation concernant le pont de Québec.
Sylvain Gaudreault, député péquiste et ancien ministre des Transports, était catégorique hier et même fâché contre l'actuel ministre responsable de la Capitale-Nationale, le libéral Sam Hamad, qu'il accuse de «chercher des échappatoires».
«La peinture n'était pas dans le mandat» initial de Daniel Johnson, médiateur nommé par les libéraux pour régler une série de dossiers avec le CN, insiste M. Gaudreault. À côté de l'échangeur Dorval et, plus pressant encore, de l'échangeur Turcot, c'est la sécurité du pont de Québec et la fluidité de la circulation qui apparaissaient prioritaires aux gouvernements successifs. Pour la peinture, Québec s'en remettait à la poursuite intentée par le fédéral.
«J'ai travaillé avec ce mandat», fait valoir M. Gaudreault. Celui-ci espérait reparler de la peinture dans le comité de liaison mis en place pour assurer le suivi de l'entente de 60 millions $, signée à la fin de 2013 et bonne pour 10 ans.  
Une occasion manquée
Mardi, Sam Hamad a accusé le Parti québécois d'avoir écarté l'épineuse question de la peinture de l'entente pour l'utilisation et l'entretien de la voie carrossable. «Ils ont manqué l'occasion en or de régler le problème», a-t-il déclaré, affirmant que la peinture faisait partie des éléments à négocier initialement.
Agnès Maltais, porte-parole du PQ pour les dossiers de la Capitale-Nationale, l'a aussi dénoncé. «Sous les libéraux, le ministère [des Transports] avait déjà décidé de séparer le mandat de la peinture des autres infrastructures», a-t-elle fait valoir.
Mme Maltais invite maintenant le gouvernement en place à chercher l'information et à répertorier les «outils potentiels» qui pourraient permettre de convaincre, voire de forcer le CN à repeindre le pont de Québec. «Il faut contacter le fédéral pour voir qu'est-ce qu'on fait», dit la souverainiste.