Musique

Bryan Adams demande à Ottawa de modifier les lois sur le droit d’auteur

OTTAWA — Le chanteur Bryan Adams demande à Ottawa de modifier les lois sur le droit d’auteur pour les aligner davantage avec les dispositions en vigueur aux États-Unis.

L’auteur-compositeur-interprète canadien de renommée internationale a dit à un comité de la Chambre des communes, mardi, qu’un article de la Loi sur le droit d’auteur doit être modifié pour donner aux artistes la capacité de mieux contrôler ce qu’ils créent.

Bryan Adams a souligné aux députés que la loi empêche les artistes de récupérer la propriété de leurs créations jusqu’à 25 ans après leur mort.

Le musicien âgé de 58 ans a noté que les artistes américains pouvaient récupérer le droit d’auteur sur leurs œuvres 35 ans après avoir cédé leurs droits aux producteurs de disques.

L’artiste, connu pour des succès tels que Summer of ‘69 et I Do It for You, a déclaré que le changement qu’il propose n’aurait probablement pas d’impact sur les revenus qu’il tire de sa musique.

Il a toutefois ajouté que les jeunes artistes pourraient en bénéficier, notamment en ayant la possibilité de réinvestir dans leur oeuvre plus tard dans leur carrière.

«Je pense que c’est juste» de faire ce changement, a lancé celui qui a vendu plus de 65 millions d’albums à travers le monde.

Politique

Bloc québécois: les cinq élus qui avaient claqué la porte rentrent au bercail

OTTAWA — Les cinq élus qui avaient claqué la porte du Bloc québécois en février ont décidé de rentrer au bercail à un an des prochaines élections fédérales. Le parti peut donc compter sur dix députés pour la rentrée parlementaire.

Le chef intérimaire Mario Beaulieu en a fait l'annonce à Ottawa lundi en compagnie de Louis Plamondon l'un des fondateurs du parti. Presque tous les députés étaient présents à l'exception du député Michel Boudrias et de Rhéal Fortin qui est demeuré au chevet de sa conjointe gravement malade. Le nouveau président de l'exécutif du parti, Yves Perron, était également présent.

«Est-ce qu'on est mieux de servir le Québec uni ou d'être divisés, a demandé M. Beaulieu en point de presse. Poser la question, c'est y répondre.»

Neuf des 10 députés se sont rencontrés à Ottawa en fin d'après-midi dimanche, la veille de la reprise des travaux parlementaires, pour régler les détails de leur réconciliation. M. Fortin, qui était le porte-parole des cinq dissidents depuis leur départ, était tenu au courant par message texte.

«La situation est complètement différente, a soutenu Louis Plamondon. Il y a un désir de collaborer ensemble qu'on ne sentait pas du tout il y a quelques mois.»

Le chef intérimaire Mario Beaulieu a passé le dernier mois à travailler en coulisses pour rallier les cinq députés qui s'étaient regroupés sous le nom de Québec debout.

Le Bloc québécois a décidé en août de se lancer dans un projet de refondation dans l'espoir de ramener les cinq députés restants. Il a également formé un exécutif composé de représentants des deux clans : ceux qui appuyaient le leadership de Martine Ouellet et ceux qui s'y opposaient. Mario Beaulieu avait alors cédé son siège de président du parti à Yves Perron, un militant qui s'opposait à Mme Ouellet.

Ces changements ont penché dans la balance, mais il y a eu aussi la pression populaire.

«J'ai fait une centaine d'activités dans mon comté cet été et il n'y a pas un endroit où on ne m'a pas dit "il ne devrait pas y avoir deux partis", "qu'est-ce que vous allez faire au Bloc", allez-vous vous réunir au Bloc et c'était la volonté qu'on sentait non seulement chez nos membres, mais dans la population en général», a expliqué Louis Plamondon.

Le Bloc québécois avait été plongé dans la tourmente en février lorsque sept de ses 10 députés avaient brusquement quitté la formation politique. Ils dénonçaient alors l'intransigeance de la chef du parti Martine Ouellet.

Celle-ci a quitté ses fonctions en juin après avoir récolté 32 % d'appui des membres lors d'un vote. Deux députés dissidents, Michel Boudrias et Simon Marcil, avaient ensuite réintégré les rangs bloquistes.

Rentrée parlementaire sous le signe de l’incertitude à Ottawa

OTTAWA — Les députés fédéraux sont de retour à Ottawa lundi pour la reprise des travaux parlementaires. Les libéraux de Justin Trudeau auront un an pour convaincre les électeurs de les réélire en octobre 2019. Parmi leurs priorités, deux projets de loi. L’un pour la mise en oeuvre la nouvelle mouture du Partenariat transpacifique, un accord de libre-échange conclut avec dix pays de la région du Pacifique, l’autre sur l’équité salariale. Mais des dossiers sur lesquels le gouvernement Trudeau a moins de contrôle risquent de l’accaparer. Les partis d’opposition auront aussi leurs propres chats à fouetter.

ALENA

La renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain n’est toujours pas terminée malgré la date butoir qui ne cesse d’être repoussée. La pression est forte pour qu’une entente soit conclue avant le 1er octobre. C’est le jour où elle doit être présentée au Congrès américain pour qu’elle soit en vigueur avant l’entrée en poste en décembre du nouveau président mexicain Andrés Manuel López Obrador. Les États-Unis ont déjà signé un accord avec le Mexique auquel le Canada pourrait se joindre. Le président américain Donald Trump a déjà menacé d’exclure le Canada si les négociateurs canadiens et américains n’arrivent pas à s’entendre. Les Américains veulent des concessions sur la gestion de l’offre au grand dam des producteurs de lait.

Marijuana

La consommation de cannabis sera légale le 17 octobre, soit un mois jour pour jour après la reprise des travaux. Comment cela se passera-t-il ? Les provinces ont adopté des régimes différents pour encadrer la vente de cette drogue. Par exemple, le Québec a choisi d’interdire la culture à domicile, alors que la loi fédérale permet de faire pousser jusqu’à quatre plants. Déjà, on s’attend à des contestations judiciaires. Le cannabis sera vendu par l’entremise de la Société québécoise du cannabis, alors que l’Ontario a récemment choisi de s’en remettre au secteur privé.

Trans Mountain

Plusieurs questions demeurent en suspens depuis que la Cour d’appel fédérale a stoppé le projet d’expansion de l’oléoduc pour une durée indéterminée. Le gouvernement a acheté l’oléoduc déjà existant pour 4,5 milliards $ et s’est engagé à mener à terme le projet d’expansion qui triplerait sa capacité. Trois options s’offrent à lui: interjeter appel devant la Cour suprême, adopter une loi pour affirmer la compétence du gouvernement fédéral en la matière ou refaire ses devoirs comme le recommande la cour. L’augmentation de la circulation de pétroliers près de la côte ouest soulève la controverse en Colombie-Britannique tandis que l’Alberta tient mordicus à ce projet qui permettrait d’exporter davantage de pétrole des sables bitumineux vers l’Asie.

Changements climatiques

Le plan du gouvernement fédéral pour lutter contre les changements climatiques fait face à une vague d’opposition, alors qu’il doit entrer en vigueur dans moins de six mois. La province de l’Ontario s’est récemment retirée du marché du carbone et a joint la contestation judiciaire de la Saskatchewan. Puis, l’Alberta a annoncé qu’elle n’y participerait plus après le jugement de la Cour d’appel fédérale sur l’oléoduc Trans Mountain. Ottawa prévoit imposer dès janvier 2019 une taxe sur le carbone de 10 $ la tonne aux provinces qui refuseront de mettre un prix sur leurs émissions de gaz à effet de serre. Cette taxe augmentera de 10 $ par année pour atteindre 50 $ la tonne en 2022.

Division chez les conservateurs?

Maxime Bernier arrivera-t-il à recruter suffisamment de membres avec son nouveau parti pour diviser les conservateurs ? Lorsqu’il avait claqué la porte du parti en août, ses anciens collègues l’avaient accusé de vouloir aider Justin Trudeau à obtenir un deuxième mandat. L’ex-premier ministre progressiste-conservateur Brian Mulroney l’a également mis en garde contre une division du vote de la droite. Qu’à cela ne tienne, le député de Beauce veut rallier les gens qui en ont assez de la rectitude politique. Son objectif est de présenter 338 candidats du Parti populaire du Canada en 2019.

Les défis du NPD

Le chef néo-démocrate Jagmeet Singh pourra-t-il enfin siéger à la Chambre des communes ? Il se prépare déjà pour l’élection partielle dans Burnaby-Sud, en Colombie-Britannique, dont la date est toujours inconnue. La fin des travaux parlementaires en juin avait été plutôt difficile pour le Nouveau Parti démocratique (NPD) après le résultat peu satisfaisant de l’élection partielle dans Chicoutimi-Le Fjord. M. Singh avait alors promis de se retrousser les manches. Il a donc effectué une tournée estivale dans cinq régions du Québec pour mieux se faire connaître et apprendre à mieux connaître les Québécois. La grogne se fait également sentir en Saskatchewan où on lui reproche d’avoir exclu le député Erin Weir.

Retour au Bloc québécois?

L’automne sera-t-il ponctué par la réconciliation des cinq députés de Québec avec ceux du Bloc québécois ? C’est ce qu’espère le chef intérimaire bloquiste, Mario Beaulieu. Le parti a décidé de se lancer dans un projet de refondation dans l’espoir de ramener les cinq députés dans ses rangs. Il a également formé un exécutif composé de représentants des deux clans: ceux qui appuyaient le leadership de Martine Ouellet et ceux qui s’y opposaient. Les canaux de communication sont ouverts entre Québec debout et le Bloc québécois, mais les deux formations attendent le dénouement de l’élection au Québec avant de poser publiquement quelque geste que ce soit.

Actualités

Conseil de ville de Toronto: Doug Ford veut une autre séance lundi à minuit

TORONTO — Le leader du gouvernement en Chambre a affirmé que l'Assemblée législative de l'Ontario tiendrait une rare séance, lundi à minuit et une minute, pour poursuivre les travaux sur un projet de loi visant à réduire de près de moitié le nombre de conseillers municipaux à Toronto.

Todd Smith a indiqué que les progressistes-conservateurs demanderont au lieutenant-gouverneur de convoquer la Chambre, lundi, à 00h01, pour de nouveau tenter d'accélérer l'adoption du projet de loi après que les tentatives du gouvernement de Doug Ford d'obtenir un consentement unanime eurent échoué samedi.

Les députés ont siégé pour une rare fois un samedi. La séance a duré un peu plus de 45 minutes, des députés de l'opposition ayant déposé des requêtes pour retarder l'adoption du controversé projet de loi 31, baptisé Loi pour des administrations locales efficaces.

Les partis d'opposition n'ont pas soutenu l'appel au consentement unanime, ce qui signifie que le débat s'étirera probablement une partie de la semaine prochaine.

Le nouveau gouvernement de Doug Ford présente à nouveau une mesure invalidée par un juge la Cour supérieure de l'Ontario, qui a déterminé qu'elle portait atteinte au droit à la liberté d'expression des électeurs et des candidats aux prochaines élections municipales. Doug Ford invoquera la disposition de dérogation pour passer outre cette décision.

Vendredi, trois éminents ex-politiciens ont condamné le recours à cette disposition. L'ancien premier ministre du Canada Jean Chrétien, l'ancien premier ministre de la Saskatchewan Roy Romanow et l'ancien procureur général de l'Ontario Roy McMurtry, qui avaient négocié l'inclusion de la disposition de dérogation dans la Charte des droits et libertés, ont publié une déclaration commune dans laquelle ils affirment que cette clause doit seulement être appliquée dans des situations exceptionnelles — et non pas «comme moyen de contourner les processus appropriés».

Les élections municipales ontariennes doivent se dérouler le 22 octobre.