Politique

Pierre Paradis somme la commissaire à l’éthique de se rétracter

QUÉBEC - Le député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, somme la commissaire à l’éthique et à la déontologie de se rétracter.

Jeudi, Ariane Mignolet avait publié un communiqué dans lequel elle dénonçait le rejet de son rapport par le gouvernement libéral et persistait à dire que M. Paradis avait mal utilisé des fonds publics au profit de sa fille et de son gendre.

Dans un nouveau rebondissement, Pierre Paradis a diffusé son propre communiqué vendredi, en appelant au sens de l’état de la commissaire pour qu’elle rétracte «tout propos de nature à sanctionner Monsieur Paradis et lui causer un tort réputationnel».

Il a plaidé que le vote devait conclure «de manière finale et définitive» le processus prévu au code, et que le député visé ne pouvait être sanctionné d’aucune manière, «y compris sur le plan réputationnel».

Or, immédiatement après le vote sur le rapport tenu en Chambre jeudi, la commissaire s’est inscrite en faux contre la décision de l’Assemblée nationale et le processus prévu au code d’éthique en formulant des commentaires publics et largement diffusés, selon Pierre Paradis.

Ses propos ont été «lapidaires», soutient-il.

Le bureau de la commissaire a déclaré qu’elle ne ferait aucun commentaire à ce sujet.

Politique

Couillard mise sur la stabilité politique pour contrer l’instabilité économique

QUÉBEC — Le premier ministre Philippe Couillard fait le pari que les électeurs vont privilégier la stabilité politique, le premier octobre, jour d’élections générales, afin de maintenir la stabilité économique du Québec.

Il n’était pas peu fier, vendredi, en conférence de presse, d’affirmer que le redressement économique que le Québec a connu sous son règne excédait les attentes qu’il pouvait nourrir au moment où il a pris le pouvoir en 2014.

Qu’il s’agisse de la croissance économique en général ou de la création d’emplois en particulier, «les résultats sont au-delà de mes espérances», a commenté le premier ministre, en traçant le bilan de la présente session parlementaire, qui s’est en fait vite transformé en bilan du mandat en entier, en ce dernier jour de la session parlementaire.

Dans ce contexte, personne ne sera surpris d’apprendre que le chef libéral fera de la santé économique la pierre d’assise de sa campagne électorale.

Il prétend avoir présidé à «la plus importante relance économique des dernières années au Québec».

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Politique

Jacques Chagnon tire sa révérence

Le président de l’Assemblée nationale Jacques Chagnon a profité de la dernière séance de la session parlementaire vendredi pour annoncer son retrait de la vie politique.

C’est la gorge nouée et en versant quelques larmes que le député libéral de Westmount-Saint-Louis a annoncé qu’il mettait un terme à 33 ans de vie comme député. Sa décision était prise depuis un certain temps déjà. 

«Ça prend des plus jeunes, des plus fous, pour faire danser les boogaloos», a-t-il lancé, en faisant un clin d’oeil aux paroles de la chanson Ordinaire, de Robert Charlebois. 

«J’ai passé la moitié de toute ma vie dans cette maison», a raconté celui qui a côtoyé 9 premiers ministres différents.

M. Chagnon aura connu une fin de mandat difficile comme président de l’Assemblée nationale, critiqué pour le manque de transparence au Bureau de l’Assemblée nationale et pour ses dépenses lors des missions parlementaires des députés à l’étranger.

Politique

Le PQ veut que chaque école ait son Epipen

Toutes les écoles primaires et secondaires du Québec devraient avoir un auto-injecteur Epipen à portée de main pour faire face aux cas urgents de réaction allergique, croit le Parti québécois.

La députée péquiste Carole Poirier a déposé un projet de loi en ce sens jeudi, que son parti adoptera s’il est porté au pouvoir l’automne prochain. «Nous sommes la seule province au Canada qui n’a pas encore mis des balises pour s’assurer de protéger nos enfants», déplore-t-elle.

Aucune norme minimale n’encadre les directions d’école, qui gèrent au mieux de les cas d’allergies alimentaires chez les enfants. Il y a un an, le ministre de la Santé Gaétan Barrette avait soutenu que «des Epipen, dans des écoles, ça devrait être partout» et que des discussions entre le ministère de l’Éducation et de la Santé pour établir un protocole uniforme étaient en cours. Mais depuis, aucun protocole du genre n’a été annoncé. 

«Il ne faut surtout pas attendre un prochain décès», prévient Dominique Seigneur, directrice générale d’Allergies Québec. Mme Seigneur rappelle que le dernier décès par anaphylaxie dans une école remonte à 2011, alors que la petite Megann Ayotte, 6 ans a péri parce que «personne n’a su agir». «C’est 7 années qui ont passé et il n’y a rien qui a été fait», regrette-t-elle. 

En 2005, l’Ontario a adopté la Loi Sabrina, après le décès médiatisé d’une jeune fille portant ce nom, d’un choc anaphylactique dans une école.

Allergies Québec calcule que 75 000 enfants allergiques fréquentent les écoles du Québec. Mme Seigneur explique qu’il n’est pas question de «déresponsabiliser» l’enfant, qui devrait toujours porter son Epipen à la taille.