Yves St-Denis, un adjoint parlementaire brouillon

Le député désormais indépendant Yves St-Denis bâclait-il son travail? Il était pour le moins brouillon, semble-t-il.

Avant d’être forcé de se retirer du caucus gouvernemental, mardi, l’élu de la circonscription d’Argenteuil était adjoint parlementaire de la ministre responsable du Travail, Dominique Vien.

Il a occupé cette fonction du 3 février 2016 jusqu’à mardi matin, soit pendant plus de deux ans. Cette fonction offre des émoluments plus importants que la seule indemnité de base des députés de l’Assemblée nationale.

Or, Yves St-Denis aurait très rapidement démontré qu’il était incapable de remplir convenablement ses mandats d’adjoint parlementaire. À tel point qu’il a fini par être écarté non seulement d’une mission spécifique confiée par la ministre du Travail, Dominique Vien, mais de toute tâche utile liée à la refonte de la loi sur les normes du travail, selon des informations du Soleil.

Yves St-Denis

M. St-Denis n’aurait finalement que porté le titre d’adjoint parlementaire, dit-on à l’interne. On aurait même dû reprendre le travail qui lui avait été confié relativement aux travailleurs étrangers. Mardi, le cabinet de la ministre Vien s’est borné à dire qu’il ne commentait pas ces informations.

Le titre d’adjoint parlementaire s’accompagne d’une indemnité supplémentaire de près de 19 000 $ par année. Celle-ci s’ajoute au salaire de base des députés, qui s’élève à près de 94 000 $.

Le député St-Denis n’a pas retourné les appels du Soleil.