La chef du Parti libéral de l'Ontario, Kathleen Wynne, était de passage à Ottawa, jeudi.

Wynne en a ras-le-bol de Donald Trump

«Je pense qu’on en a à peu près tous assez de Donald Trump. C’est un président qui gouverne en tweetant et il ne semble pas réaliser que son intimidation coûte à des personnes de vrais emplois dans son propre pays, au Canada et en Ontario.»

Lors de son passage à Ottawa jeudi, la première ministre sortante de l’Ontario Kathleen Wynne a fait une virulente sortie contre l’administration Trump en réaction à l’imposition de nouveaux tarifs douaniers américains sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance du Canada. 

Qualifiant de «ridicule» et «inacceptable» cette décision prise par Washington, elle a indiqué avoir parlé au premier ministre Justin Trudeau dans les dernières heures pour lui accorder tout son soutien dans la bataille commerciale qui se dessine.

«Nos travailleurs méritent mieux. Il n’y a pas de discussions avec Donald Trump, car il n’écoute pas à moins que ce soit à son propre sujet. C’est le problème auquel nous sommes confrontés. [...] Ce n’est pas le geste d’un partenaire commercial ou d’un allié comme devrait dans les faits l’être et comme l’ont été depuis si longtemps les États-Unis», a-t-elle lancé.

Affirmant avoir discuté avec une trentaine de gouverneurs et sénateurs américains ces derniers mois, elle croit qu’il est temps de passer à une étape qui a plus de mordant. 

«Le temps de parler est terminé. Donald Trump est un intimidateur et la seule façon d’y faire face, c’est de se lever.

Appel à ses adversaires

En pleine campagne électorale, Mme Wynne a enjoint ses adversaires Doug Ford et Andrea Horwath à faire front commun avec elle pour riposter à ces nouveaux tarifs américains et forcer l’administration Trump à revenir sur sa position.

«Il faut envoyer un signal à M. Trump. Il faut lui dire que ni le Canada ni l’Ontario ne seront son paillasson», a-t-elle dit, ajoutant qu’elle avait eu une approche prudente jusqu’ici, mais que sa patience avait atteint ses limites.