Le Parti libéral a recruté l'ex-lectrice de nouvelles Véronyque Tremblay (photo) pour contrer la candidate-vedette de la CAQ Jocelyne Cazin.

Véronyque Tremblay chez les libéraux dans Chauveau

Le feu par le feu. Les libéraux envoient à leur tour dans Chauveau une ex-journaliste de TVA, Véronyque Tremblay, pour tenter de ravir la circonscription des mains des caquistes.
La nouvelle de la démission de Mme Tremblay de l'émission de Gilles Parents, au FM93, a rapidement fait son chemin jusqu'à l'arène politique. Le cabinet du premier ministre a refusé de confirmer sa candidature, mais ne l'a pas démenti. Différentes sources avancent qu'elle sera sur les rangs sous la bannière libérale.
L'ex-chef d'antenne mettra sa notoriété dans la balance contre celle d'une autre ex-animatrice-journaliste de TVA, Jocelyne Cazin, de la Coalition avenir Québec, pour le siège laissé vacant par... un ex-journaliste de TQS, Gérard Deltell.
Si l'une ou l'autre l'emporte, elle viendra rejoindre à l'Assemblée nationale d'autres anciens collègues tels que Christine St-Pierre (SRC), Bernard Drainville (SRC), Nathalie Roy (TVA) et François Paradis (TVA).
Originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mme Tremblay réside dans la région de Québec depuis plusieurs années. Une carte que les libéraux entendent jouer à fond contre la candidate caquiste, Mme Cazin, affublée par ses adversaires de l'étiquette de «parachutée» dans Chauveau.
Mme Tremblay, 41 ans, a tenu pendant quelques temps une chronique dans le Journal de Québec. Déjà, jeudi, sur les réseaux sociaux, certains s'amusaient à publier des extraits de ses écrits la plaçant en porte-à-faux avec le gouvernement qu'elle représentera.
La circonscription de Chauveau est caquiste depuis l'existence du parti. À sa dernière victoire, M. Deltell, qui oeuvre maintenant pour le Parti conservateur en vue des prochaines élections fédérales, s'était forgé une majorité de plus de 10 000 voix. La partie n'est donc pas gagnée d'avance pour la nouvelle candidate libérale.
Outre Chauveau, une élection complémentaire doit aussi être tenue dans Jean-Talon en raison de la démission de l'ex-ministre Yves Bolduc. Les libéraux y enverront un actuel conseiller du permier ministre, l'ex-député adéquiste Sébastien Proulx.
Plusieurs s'attendent à ce que ces scrutins soient déclenchés avant l'été, pour éviter d'occuper la même plage que les élections fédérales, cet automne.