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«On ne peut pas gérer une campagne de vaccination en disant: il y aura une deuxième dose éventuellement», tranche en entrevue la porte-parole du PLQ en matière de santé, Marie Montpetit.
«On ne peut pas gérer une campagne de vaccination en disant: il y aura une deuxième dose éventuellement», tranche en entrevue la porte-parole du PLQ en matière de santé, Marie Montpetit.

Vaccination: le gouvernement Legault doit donner l’heure juste, estime le PLQ

Caroline Plante
La Presse Canadienne
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Le gouvernement Legault doit donner l’heure juste aux Québécois qui se font vacciner contre la COVID-19 et leur dire précisément quand ils pourront recevoir une deuxième dose, estime le Parti libéral du Québec (PLQ).

«On ne peut pas gérer une campagne de vaccination en disant: il y aura une deuxième dose éventuellement», tranche en entrevue la porte-parole du PLQ en matière de santé, Marie Montpetit.

«Est-ce que c’est trois mois, cinq mois, six mois? [...] À l’heure actuelle, ce n’est pas clair.»

Mardi, le Centre hospitalier gériatrique Maimonides, situé à Côte-Saint-Luc, sur l’île de Montréal, a fait savoir que sept résidants qui ont reçu leur première dose du vaccin Pfizer-BioNTech avaient contracté la COVID-19. Ils auraient été infectés au cours des 28 premiers jours suivant l’administration de cette dose.

Les rendez-vous pour la deuxième dose de ces résidants vaccinés ont été annulés à la suite du changement de stratégie du gouvernement Legault visant à vacciner un plus grand nombre de personnes prioritaires.

«La stratégie a changé à trois reprises sans qu’elle ne soit expliquée, déplore Mme Montpetit. Le gouvernement a la responsabilité de garder la confiance des gens envers le vaccin, et ça passe par la transparence et la clarté.»

La députée libérale souhaite que le ministre de la Santé, Christian Dubé, mette fin à «l’improvisation» et clarifie la stratégie de vaccination du Québec lors d’un point de presse prévu jeudi, à Montréal. «C’est le succès de l’ensemble de la campagne de vaccination qui pèse dans la balance», prévient-elle.

Différend entre Ottawa et Québec

Par ailleurs, les autorités fédérales et québécoises ne semblent toujours pas s’entendre à propos du calendrier de vaccination de la seconde dose d’immunisation contre le coronavirus.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) affirme qu’il faut s’efforcer d’administrer la deuxième dose du vaccin contre la COVID-19 dans les délais prévus, qu’il s’agisse du vaccin de Pfizer-BioNTech ou de celui de Moderna.

Pour sa part, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec retarde l’administration de la seconde dose chez les personnes qui en ont reçu une première en expliquant qu’en quelques semaines, une dose du vaccin offre une protection à court terme contre la COVID-19.

Cette décision du Québec est fondée sur l’espoir que l’administration de la première dose du vaccin à un plus grand nombre de personnes sera plus bénéfique à la population.

Dans sa publication de mardi intitulée Recommandations sur l’utilisation des vaccins contre la COVID-19, le Comité consultatif national de l’immunisation écrit que l’intervalle entre les deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech doit être d’au moins 19 jours et d’au plus 28 jours. Dans le cas du vaccin de Moderna, l’intervalle établi est d’entre 21 et 28 jours.

Le Comité écrit que pour de nombreux autres vaccins à doses multiples administrés à l’âge adulte à l’aide d’autres technologies de production de vaccins, la première dose confère la plus grande partie de la protection à court terme, les doses supplémentaires étant principalement destinées à prolonger la protection à plus long terme.

Toutefois, le Comité ajoute que le suivi dans les essais cliniques sur les vaccins contre la COVID-19 a été de courte durée. On ignore donc la durée de la protection après une seule dose ou les deux, et si l’administration de la seconde dose est retardée, elle doit être fournie dès que possible, peut-on lire dans la publication.

Le Comité ajoute qu’il sera important de faire le suivi de l’efficacité du vaccin chez les individus pour lesquels la deuxième dose est retardée ou non administrée afin d’éclairer les recommandations futures et de garantir la prise de la deuxième dose le plus rapidement possible.