Une Saint-Jean sans souveraineté, demande la CAQ

La Coalition avenir Québec (CAQ) veut faire cesser les discours souverainistes durant les célébrations de la Fête nationale du Québec.
Le député caquiste Benoit Charette a estimé vendredi qu'il faudrait pour y parvenir retirer l'organisation de l'événement au Mouvement national des Québécois.
Selon M. Charette, la présence de nombreux souverainistes au conseil d'administration du MNQ colore les événements soutenus par l'organisme.
Depuis 1984, le gouvernement du Québec a confié au MNQ le mandat de coordonner l'ensemble des festivités de la Fête nationale du Québec, le 24 juin, sur 700 sites répartis à travers le territoire québécois.
M. Charette, député de Deux-Montagnes, a donné l'exemple de la fête organisée dans sa circonscription, où les discours souverainistes occupent une place importante.
Selon le député, cela pose problème car la célébration, financée par des fonds publics, s'adresse aux Québécois de toute allégeance politique.
«On estime de notre côté qu'on ne devrait pas donner le mandat à une association souverainiste pour organiser une fête qui a pour mandat de réunir tous les Québécois», a-t-il dit.
Péladeau réagit
Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a rapidement répliqué à l'intervention de M. Charette, qu'il a attribuée à l'amertume de la défaite de la CAQ lors d'une élection partielle dans Chauveau, il y a dix jours.
«Ce n'est pas parce que vous avez perdu Chauveau que vous devez vous attaquer à notre Fête nationale», a-t-il lancé sur son fil Twitter.
Du côté libéral, la réponse est restée mesurée, l'attachée de presse du ministre de l'Éducation, François Blais, refusant de «faire de la politique avec la Fête nationale».
«Depuis 1984 que le MNQ est mandataire pour l'organisation des fêtes, et il y a des fêtes intéressantes partout au Québec, dans toutes les régions», a dit Julie White.