La gouverneure générale du Canada, Julie Payette
La gouverneure générale du Canada, Julie Payette

Une enquête déclenchée sur les allégations de «climat toxique» à Rideau Hall

Le Bureau du Conseil privé a lancé jeudi un examen «approfondi, indépendant et impartial» à la suite des allégations de harcèlement et de violence verbale au Bureau du secrétaire de la gouverneure générale Julie Payette (BSGG).

La CBC a publié un reportage dans lequel des employés de la fonction publique, sous le couvert de l’anonymat, décrivent un «environnement toxique et une culture de la peur» au sein du bureau de la gouverneure générale. Selon ces allégations, le climat de travail serait si néfaste que des employés pleurent et d’autres démissionnent carrément.

Les allégations visent particulièrement Julie Payette ainsi que sa secrétaire et amie de longue date, Assunta Di Lorenzo.

La Presse canadienne n’a pas été en mesure de vérifier ces allégations.

Dans un communiqué publié jeudi soir, le Bureau du Conseil privé signale que le cabinet de la gouverneure générale fait partie de l’administration publique centrale. À ce titre, ajoute-t-on, «les politiques du Conseil du Trésor, y compris la Politique sur la prévention et la résolution du harcèlement, s’appliquent au BSGG et à ses employés».

Le Bureau du Conseil privé rappelle que «le harcèlement n’a sa place dans aucun milieu de travail professionnel».

Le Bureau dit qu’il travaille, en consultation avec le BSGG, «à établir le cadre de référence de ce travail et il prendra immédiatement des mesures pour avoir recours aux services d’un tiers indépendant qui mènera l’examen».

Dans une déclaration séparée, Mme Payette se dit «profondément préoccupée» par les allégations. Elle accueillie favorablement un examen indépendant qu’elle a demandée.

Elle ajoute qu’il est primordial que tous les employés à Rideau Hall bénéficient d’un environnement de travail sain et sécuritaire. La gouverneure générale dit prendre au sérieux «les questions harcèlement en milieu de travail».