Le ministre québécois des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier, croit que les candidats à la direction du Parti québécois évoluent sur le terrain de la fermeture et du repli identitaire.

Une course à la direction dommageable pour le PQ, selon Fournier

La course à la direction au Parti québécois éloigne davantage de Québécois de cette formation politique, soutient Jean-Marc Fournier, ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne au sein du gouvernement Couillard. Le Parti québécois est «complètement déconnecté des vraies affaires», dit-il.
«Les Québécois et Québécoises ont été clairs lors des dernières élections générales : ils ne veulent plus entendre parler de référendum sur la séparation.»
Or, poursuit Jean-Marc Fournier, non seulement les cinq candidats à la direction du Parti québécois ne «semblent pas capter le message», mais ils proposent «cinq mécanismes référendaires différents».
Le ministre a pris prétexte du dévoilement lundi par la candidate Martine Ouellet de son projet de «Constitution initiale» de la «République du Québec» pour passer à l'offensive. Il a fait publier un communiqué de presse pour souligner que les candidats péquistes «se disputent sur le quand, le comment et le combien», alors que «la vraie question» est «pourquoi».
«Martine Ouellet a échoué à y répondre, affirme-t-il. En dévoilant son plan pour la chicane, elle a tenté de faire croire aux Québécois que le français n'est pas déjà leur langue officielle et commune, que les femmes et les hommes ne sont pas égaux au Québec, que nos droits et libertés ne sont pas enchâssés dans un texte de loi et que la religion n'est pas séparée de l'État.»
Un message
Dans cette sortie, M. Fournier n'oublie pas le message gouvernemental que l'on réentendra souvent au cours des prochaines semaines : «Le gouvernement formé du Parti libéral s'occupe des vraies affaires. Nos comptes sont bons, nous contrôlons les dépenses et les revenus sont au rendez-vous.»
L'homme fort du gouvernement Couillard suggère que les candidats à la direction du Parti québécois évoluent sur le terrain de la fermeture et du repli identitaire. «Nous voulons bâtir un Québec où tout est possible pour chacun de nos concitoyens. Nous ne le ferons pas en nous repliant sur nous-mêmes dans un climat de méfiance.»