Les Français qui résident entre Trois-Rivières et les Îles-de-la-Madeleine ne disposeront que du bureau de vote situé au Collège Stanislas, à Québec.

Un seul bureau de vote pour les Français de l'est de la province

La section de Québec de l'organisme Français du Monde ne s'inquiète pas outre-mesure de la fin du vote électronique, lors des élections législatives de juin, pour les Français vivant à l'étranger.
Le vote électronique n'avait été utilisé qu'une seule fois pour les expatriés, soit lors des législatives de 2012 alors que se sont ajoutées des circonscriptions pour représenter les Français vivant à l'étranger. Il n'avait jamais servi pour les élections présidentielles. Ce sont les craintes d'une cyberattaque qui ont amené le ministère des Affaires étrangères à mettre fin à l'expérience.
«En 2012, aucun problème de sécurité n'avait été noté mais nous avons intérêt à ce que le scrutin demeure fiable. Alors, si le ministère a des inquiétudes à l'effet que des gens puissent ne pas avoir confiance au scrutin, en effet il vaut mieux annuler cette mesure», a déclaré au Soleil M. Amaury Sainjon, porte-parole de la section Québec de cet organisme qui regroupe des Français de la gauche républicaine vivant à l'extérieur de l'Hexagone.
«C'est certain que le vote électronique facilitait des choses pour ceux qui vivent loin des bureaux de vote. Par contre, on nous dit qu'il y aura des bureaux de plus dans certains coins du monde», poursuit M. Sainjon.
Pas dans l'Est du Québec cependant, où les Français qui résident entre Trois-Rivières et les Îles-de-la-Madeleine ne disposeront que du bureau de vote situé au Collège Stanislas, à Québec.
«Par contre, les Français qui ne peuvent s'y rendre peuvent aussi voter par correspondance et par procuration, c'est-à-dire laisser quelqu'un voter en leur nom. Le consul honoraire est habilité à le faire et des émissaires consulaires font présentement le tour de la province pour recueillir des procurations», souligne Amaury Sainjon.
«Bref, oui, il y a des gens qui comptaient là-dessus (le vote électronique) pour pouvoir voter, mais l'intérêt principal est que le scrutin soit fiable. Et c'est moins pénalisant quand on voit les efforts qui sont faits par le consulat pour faciliter les choses», conclut-il.