Les appareils CF-18 Hornets du Canada participent depuis la fin de l'an dernier aux opérations aériennes de la coalition militaire dirigée par les États-Unis.

Un Québec indépendant devrait récupérer les CF-18 qui lui reviennent, dit Péladeau

Un Québec indépendant devrait récupérer la part des chasseurs CF-18 de l'armée canadienne qui lui revient, estime Pierre Karl Péladeau.
Pour autant, le chef du Parti québécois affirme ne pas être prêt à dire aujourd'hui si le modèle de souveraineté qu'il proposera aux Québécois tablera sur une armée québécoise ou sur une armée commune avec le reste du Canada, ni s'il supposera, dans un tout autre domaine, une devise québécoise ou commune.
Il s'engage cependant à dire aux Québécois ce qu'il en sera précisément d'ici les prochaines élections québécoises.
Pour l'heure, la page est plutôt blanche sur ces questions, a admis M. Péladeau. Il n'était donc pas prêt, mardi matin, à déclarer, à l'instar du chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qu'une Garde côtière québécoise verrait le jour dans un Québec indépendant et qu'elle aurait notamment des bases à Rimouski et à Gaspé, en plus d'une antenne aux Îles-de-la-Madeleine.
«Ce que je peux vous dire, c'est que les Québécois et les Québécoises ont contribué à toute cette infrastructure fédérale et qu'elle fera l'objet d'une analyse approfondie», a d'abord simplement commenté Pierre Karl Péladeau.
«Une partie de ces infrastructures devrait demeurer québécoise, a-t-il toutefois fini par ajouter. Tout comme plein d'autres infrastructures fédérales, qu'on pense aux F-18, que nous pensions aux ouvrages fédéraux comme les ponts, comme les aéroports, le quai, ici, à Rimouski.»
Les députés du Parti québécois sont réunis à Rimouski jusqu'à cet après-midi pour préparer la prochaine session parlementaire à l'Assemblée nationale.
La dette fédérale devra aussi bien entendu être négociée, a rappelé le chef péquiste en réponse à une question d'un journaliste.
Le travail de réflexion sur ces sujets sera mené par l'Institut de recherche sur la souveraineté qu'il a promis de créer.
Le Parti québécois a trois ans devant lui pour «parfaire» son programme, a noté Pierre Karl Péladeau. Les prochaines élections générales ne se dérouleront pas avant octobre 2018.
«Le Parti québécois va répondre à toutes les questions qui sont susceptibles d'être posées. Elles doivent être posées et nous devons apporter une réponse qui est attendue de la part des compatriotes, des concitoyens et des concitoyennes du Québec.»
«Suivre ses convictions»
Pour le péquiste Stéphane Bédard, le Parti québécois ne court aucun risque à travailler main dans la main avec le Bloc québécois durant la campagne fédérale, même si les résultats du parti de Gilles Duceppe devaient être décevants pour le mouvement souverainiste le 19 octobre.
«Suivre ses convictions, c'est la meilleure voie», a insisté le leader parlementaire de l'opposition officielle. «L'erreur de M. Couillard, là-dedans, c'est d'être un Canadien à tout prix. Il dit : "Pilez-moi sur la tête, je vais rester Canadien."»