Un pas de plus vers la chasse à l’écureuil

Le ministre Luc Blanchette a mandaté des spécialistes «de divers champs d’expertise» du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour l’éclairer sur la pertinence de permettre la chasse à l’écureuil. Il s’agit d’un pas de plus vers cette éventuelle ouverture, qui serait très balisée le cas échéant.

Ce comité soupèsera le pour et le contre. «Une possible ouverture d’une chasse à l’écureuil soulève quelques préoccupations en matière de sécurité publique et d’application réglementaire», soumet d’abord le ministre.

Mais «il faut également considérer certains avantages possibles advenant la légalisation de la chasse à l’écureuil, comme la diversification de l’offre faunique, ainsi que la satisfaction de la clientèle de chasseurs en faveur de cette pratique». Ces enjeux doivent «faire l’objet d’une réflexion plus poussée».

C’est ce que le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs écrit en réponse à deux pétitions aux visées opposées sur la chasse à l’écureuil. Elles ont été présentées au début du mois dernier à l’Assemblée nationale.

La première, déposée par le Parti québécois, demandait au gouvernement de rejeter d’emblée cette éventualité. Les personnes signataires faisaient entre autres valoir que «l’écureuil est un acteur important dans l’équilibre des écosystèmes boisés» et qu’on ne sait pas, de surcroît, combien il en existe — et donc, si sa population se porte bien.

L’autre pétition, présentée par la Coalition avenir Québec, constituait un plaidoyer en faveur de cette chasse. Elle faisait valoir «que la réglementation actuelle sur le petit gibier permet déjà la chasse à de nombreuses espèces comme les lapins, les lièvres, les coyotes, les loups, les marmottes, les ratons laveurs, les renards, les perdrix, les pigeons, les cailles et bien d’autres, mais qu’elle exclut l’écureuil».

Elle notait de plus que «la majorité des autres provinces canadiennes permettent la chasse à l’écureuil, et ce, avec un minimum de réglementation». C’est aussi le cas dans des États américains.

Le comité a quelques mois pour plancher sur la question.