Stéphane Lacasse est actuellement conseiller politique du ministre de l'Agriculture Laurent Lessard.

Un conseiller de Laurent Lessard veut déloger Éric Caire

Le Parti libéral du Québec pige à l’interne en vue des prochaines élections générales. Stéphane Lacasse, un conseiller politique du ministre Laurent Lessard, tentera de déloger le caquiste Éric Caire dans la circonscription de La Peltrie.

Sans opposant, M. Lacasse a été officiellement investi candidat, dimanche matin, entouré des ministres Sébastien Proulx, François Blais, Véronyque Tremblay et Laurent Lessard.

Son défi sera de taille: chasser Éric Caire de la Coalition avenir Québec, qui y règne sans partage depuis 2007. M. Caire compte quelques majorités écrasantes à son actif. Il a été réélu en 2012 avec plus de 10 000 voix d’avances ur un certain Jean-François Gosselin (candidat libéral), maintenant chef de Québec 21 au palier municipal. M. Caire a obtenu 7000 voix de majorité aux élections de 2014, toujours devant le Parti libéral. 

M. Lacasse est actuellement conseiller politique du ministre de l’Agriculture Laurent Lessard. Il a suivi M. Lessard dans les différents ministères que ce dernier a occupé au cours du présent mandat, notamment à la Faune et aux Transports. 

M. Lacasse demeurera à l’emploi du cabinet ministériel de M. Lessard jusqu’au déclenchement des élections, a-t-il affirmé lors d’un entretien téléphonique avec Le Soleil. D’ici-là, il a en main une lettre du Commissaire à l’éthique l’invitant à ne pas travailler sur des dossiers qui touchent la circonscription convoitée.  

S’il est connu à l’interne du Parti libéral, M. Lacasse est peu connu des électeurs. Il veut donc «aller à la rencontre des gens» et se faire connaître avant que ces derniers ne fassent leur choix le 1er octobre, a-t-il dit.

Originaire de la Gaspésie, le candidat libéral réside dans la circonscription de La Peltrie depuis six ans. Il entend faire campagne sur les enjeux de mobilité et sur les soins de santé. Sur ce dernier dossier, il veut améliorer les services de proximité pour les résidents de la couronne nord, glissant, «par exemple», l’idée d’une superclinique à Val-Bélair.