Le député de Rimouski, Irvin Pelletier

Un conseiller de haut rang du PQ sur les rangs dans Rimouski

Harold Lebel, un conseiller de plusieurs chefs du Parti québécois, dont Pauline Marois, tentera de devenir le candidat du PQ dans Rimouski, lors du prochain scrutin.
Jeudi, en entrevue, M. Lebel a confirmé qu'il jauge ses appuis dans la circonscription à la suite de la décision de l'actuel député péquiste Irvin Pelletier de se retirer de la vie politique.
Le vétéran des cabinets politiques, sous plusieurs gouvernements péquistes depuis Jacques Parizeau, a précisé que la première ministre donne sa bénédiction à sa tentative d'obtenir l'investiture dans Rimouski.
Mme Marois s'est limitée à lui dire de faire ses devoirs et de vérifier comment les militants du Bas-Saint-Laurent l'accueilleront. Il consacre d'ailleurs sa fin de semaine à les rencontrer.
Plus tôt dans la journée, dans une conférence de presse, à Rimouski, Irvin Pelletier a indiqué qu'il quitte sans avoir «subi de pression de personne». Cet automne, la chef du PQ a rencontré un à un les membres de sa députation. Âgé de 68 ans, M. Pelletier a alors annoncé qu'il renonçait à briguer de nouveau les suffrages après trois scrutins victorieux.
M. Lebel n'est pas seul à lorgner le poste de député pour l'endroit. L'ex-leader local de la contestation étudiante du printemps 2012, Thomas Briand-Gionest, le syndicaliste Yanick Proulx et Carole Boucher, présidente régionale du PQ Bas-Saint-Laurent, ont manifesté leur intérêt.
Harold Lebel a soutenu qu'il n'est pas un candidat imposé par l'establishment de sa formation politique. Les partisans péquistes ont souvent rejeté par le passé des candidats vedettes qui avaient l'aval des dirigeants de la formation souverainiste.
«Je suis de la famille du PQ depuis toujours», a-t-il laissé entendre. Originaire de Squatec, dans le Bas-Saint-Laurent, M. Lebel rappelé qu'il a commencé à militer dans les années 1980. Il a aussi été candidat, défait lors d'élections en 1989 - à l'âge de 26 ans - et 1994, dans Rivière-du-Loup, de même qu'en 2003, dans Kamouraska-Témiscouata.
Rimouski est un terreau favorable à l'option souverainiste. Au référendum de 1980, la circonscription a été une des rares à voter majoritairement pour le «OUI».
Le PQ rêve d'un balayage électoral dans les six circonscriptions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. En ce moment, cinq sont sous sa bannière, à l'exception de Rivière-du-Loup/Témiscouata, qui détient le libéral Jean D'Amour. Michel Lagacé, issu du monde municipal, songe à défendre de nouveau les couleurs du PQ, indique un organisateur. Avec la collaboration de Carl Thériault