Pierre Karl Péladeau a connu un nouveau mouvement au sein de l'équipe du PQ.

Un autre départ au PQ

À peine quatre mois après sa nomination, la directrice du service de recherche au Parti québécois (PQ), Louise-Andrée Moisan, quitte son poste pour retourner dans la fonction publique.
Nouveau mouvement au sein de l'équipe du PQ. Après les «tensions» de l'automne dernier, un autre départ s'est concrétisé lundi matin. 
Mme Moisan possède une longue feuille de route dans l'univers politique. Depuis 1993, elle a occupé des postes au sein de différents cabinets ministériels péquistes, dont la Justice, les Transports, les Régions, l'Industrie et Commerce, les Affaires municipales, l'Emploi et Solidarité.
Elle était chef de cabinet de Bernard Drainville lorsqu'il était à la tête du ministère des Institutions démocratiques.
«C'est mon choix, a indiqué Mme Moisan au Soleil. C'est moi qui quitte.» Elle n'a pas voulu expliquer les raisons de son départ.
Au cabinet de Pierre Karl Péladeau, on confirme la démission de Mme Moisan et son remplacement par le conseiller économique Jean-François Gilbeault.
«Tensions» au sein du parti
Ce départ s'ajoute à ceux associés à des «tensions» au PQ, début novembre. Les démissions du député de Chicoutimi, Stéphane Bédard, et de son chef de cabinet, Simon Lajoie, ont engraissé les rangs d'autres qui ont quitté le navire ou se sont fait montrer la porte au sein de l'équipe de recherche ou du cabinet du chef.
«Les changements sont toujours accompagnés, effectivement, pas nécessairement de tensions, mais d'interrogations, a commenté M. Péladeau en novembre. [...] C'est normal qu'il y ait des changements à l'intérieur d'une organisation.»
Ce départ survient alors que l'aile parlementaire du PQ s'apprête à se réunir en caucus, demain et jeudi, à Jonquière, pour préparer la prochaine session parlementaire.
Une élection complémentaire devra être tenue au plus tard en avril dans Chicoutimi, bastion péquiste, à la suite du départ de M. Bédard. Les noms de Mireille Jean, femme d'affaires, d'Éric Tremblay, historien, et de Michel Potvin, agriculteur, ont été avancés par le journal Le Quotidien comme candidats péquistes potentiels. Libéraux et caquistes ne ménagent pas leurs efforts pour ravir la circonscription.
La sortie de M. Péladeau, la fin de semaine dernière, devant des gens d'affaires de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, n'a pas été très appréciée. Comparer la formule de Star Académie à ce qui pourrait être fait pour développer la deuxième et troisième transformation des ressources naturelles en région «constitue un affront» pour les développeurs locaux, a écrit Marc St-Hilaire, éditorialiste au Quotidien. À son avis, ce que les gens ont retenu de l'allocution du chef péquiste, «c'est un certain manque de substance ponctué d'une allusion déplacée à Star Académie».