La sécurité autour du maire Régis Labeaume a été haussée d'un cran. Le maire de Québec a troqué sa berline de fonction pour un camion et est accompagné de deux policiers en civil lors de ses sorties publiques ces jours-ci.

UMQ et pacte fiscal : Labeaume minimise la grogne des maires

Régis Labeaume minimise l'ampleur de la grogne des maires du Québec qui se sont sentis «trahis» par le pacte fiscal provisoire signé entre le gouvernement Couillard et le conseil d'administration de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).
«Vous entendez cinq maires. Il y en a 300 dans l'UMQ en passant», a commenté le maire de Québec en marge du lancement de la campagne du CHU de Québec vendredi.
Dévoilé officiellement mercredi, le pacte fiscal provisoire pour l'année 2015, qui comprend des compression de 300 millions$ dans le transferts du gouvernement vers les municipalités, a fait rager certains maires dont Yves Lévesque de Trois-Rivières et Jean Tremblay de Saguenay. Le Soleil faisait aussi état jeudi de l'insatisfaction de plusieurs maires de l'Est du Québec en furie contre l'UMQ qu'ils accusent d'avoir signer une entente sur mesure pour Montréal et Québec. Certains menacent de quitter l'organisation.
«Mais ce n'est pas tout le monde qui va quitter l'UMQ. Il faut faire attention, a dit M. Labeaume. Tout le monde ne pense pas comme le maire de Trois-Rivières.»
Sur le fond de la question, M. Labeaume a réitéré vendredi que le maire de Montréal, Denis Coderre et lui ont décidé d'accepter les compressions pour «faire leur part» dans la lutte au déficit. «On ne peut pas être partenaires seulement dans les beaux jours, a dit M. Labeaume. Si les autres décident de chialer, on respecte leur opinion. Mais le maire de Montréal et moi, on a décédé qu'on agissait autrement.»