Justin Trudeau fait l'accolade au maire d'Amatrice, Sergio Pirozzi, dont la ville a été ravagée par un tremblement de terre en août 2016.

Trudeau veut charmer l'Italie

Avant de se rendre à Rome pour discuter d'enjeux comme le commerce, le premier ministre Justin Trudeau a tenté de charmer les Italiens en visitant la ville d'Amatrice, qui peine toujours à se remettre du séisme dévastateur de l'an dernier.
Dimanche, le premier ministre a déclaré qu'il tenait à démontrer la solidarité des Canadiens envers les sinistrés de cette catastrophe, qui avait fait près de 300 morts.
Le tremblement de terre d'une magnitude de 6,2 avait secoué la région à quelques kilomètres au nord-est de la capitale le 24 août dernier. Depuis, les efforts de reconstruction de la ville, qui renferme plusieurs bâtiments patrimoniaux, progressent avec lenteur. Au Canada, la communauté italienne tente d'amasser des fonds pour financer, entre autres, l'achat des véhicules médicaux nécessaires pour parcourir ces terres montagneuses.
Leur campagne a récemment eu droit à un coup de pouce du premier ministre lorsqu'il s'est engagé, le 12 mai dernier, à verser jusqu'à 2 millions $ d'argent public pour égaler leurs dons au fonds de secours.
Le député Maxime Bernier, qui était alors en pleine course à la direction du Parti conservateur du Canada, avait vivement critiqué cette décision sur Twitter. Le Beauceron avait avancé que, bien qu'il aime l'Italie, il s'agit d'un pays riche qui peut financer ses propres efforts de reconstruction sans l'aide des contribuables canadiens. Il estimait que ces fonds auraient dû aller aux victimes des inondations au Québec et dans l'est de l'Ontario.
Dimanche, Justin Trudeau a atterri à Amatrice à bord d'un hélicoptère du gouvernement italien. Il y a été accueilli chaleureusement par le maire Sergio Pirozzi, qui l'a longuement serré dans ses bras.
M. Trudeau a pu constater l'ampleur de la dévastation aux côtés du ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, de membres des autorités locales et de pompiers.
Justin Trudeau en visite à Amatrice, la région touchée par un séisme qui a fait près de 300 morts en août dernier.
Visite au Vatican
Il poursuivra lundi son périple européen en Italie et au Vatican. Un entretien est prévu avec le président de la République italienne, Sergio Mattarella, en fin de journée.
Sa femme, Sophie Grégoire, l'accompagne dans son séjour. Le couple célébrera son anniversaire de mariage à l'occasion d'un souper privé à Rome. Ils sont également tous deux attendus à la Cité du Vatican, lundi, où ils seront reçus en audience privée par le pape François. Justin Trudeau compte saisir l'occasion pour demander au pape de venir au Canada et de présenter ses excuses au nom de l'Église catholique pour les pensionnats autochtones.
Il s'agit d'une des 94 recommandations figurant au rapport déposé en 2015 par la Commission de vérité et réconciliation. Alors qu'il était chef de l'opposition, Justin Trudeau s'était engagé à toutes les mettre en oeuvre. Le premier ministre canadien s'envolera pour Ottawa mercredi matin.