Le premier ministre canadien Justin Trudeau

Trudeau reçu à la Maison-Blanche lundi

Justin Trudeau parlera «surtout» d'économie avec Donald Trump lundi prochain à Washington. Mais il promet d'être «clair» dans sa défense des «valeurs canadiennes» lors de sa première rencontre officielle avec le président des États-Unis.
Le premier ministre du Canada, qui sera reçu à la Maison-Blanche pour la première fois depuis l'assermentation de Donald Trump, prévoit que la conversation avec son hôte sera centrée sur les questions économiques.
«Nous allons parler de bien des enjeux, j'en suis certain, mais au coeur de toutes nos discussions vont être la prospérité économique pour la classe moyenne, les opportunités que les gens ont de réussir», a-t-il exposé jeudi lors d'un point de presse à Iqaluit, au Nunavut.
«On sait que nos économies sont extrêmement interdépendantes et nous allons nous efforcer de s'assurer que c'est notre priorité», a-t-il poursuivi.
Le premier ministre Trudeau a cependant tenu à signaler qu'il ne se priverait pas pour autant de soulever d'autres enjeux - qu'il n'a pas identifiés - lors de cet échange avec le locataire de la Maison-Blanche.
«Les Canadiens savent très bien qu'en plus de protéger et développer nos emplois et nos opportunités économiques, je me dois d'être clair dans ma défense, dans ma promotion, de valeurs canadiennes, et c'est exactement ce que je vais continuer à faire», a-t-il tranché.
La table était mise pour cette rencontre au sommet entre les deux dirigeants. Au cours des derniers jours, plusieurs ministres du gouvernement libéral ont défilé dans la capitale américaine pour rencontrer leurs homologues.
Le ministre des Finances, Bill Morneau, s'y trouvait jeudi. Ses collègues à la Défense, Harjit Sajjan, et aux Affaires étrangères, Chrystia Freeland, l'avaient précédé.
La diplomate en chef du Canada a profité de sa visite pour prévenir les législateurs américains que le gouvernement canadien s'opposait à une potentielle taxe sur le commerce transfrontalier.
«J'ai signifié clairement que nous allions nous opposer fortement à toute imposition de nouveaux tarifs entre le Canada et les États-Unis, a déclaré Mme Freeland. (J'ai dit) que nous considérons que des tarifs sur les exportations engendreraient des dommages mutuels, que si une telle idée survenait dès le départ, le Canada répliquerait de façon appropriée.»