Le premier ministre Justin Trudeau, Sophie Grégoire-Trudeau, et leur fils Xavier ont visité Juno Beach à Courseulles-sur-Mer, lundi.

Trudeau blâme la Russie et l'Iran pour l'attaque en Syrie

Justin Trudeau estime que la Russie et l'Iran, à cause de leur soutien au président Bachar Al-Assad, doivent assumer au moins une part des responsabilités pour l'attaque chimique perpétrée contre des populations civiles en Syrie la semaine dernière. Mais le premier ministre a aussi admis que ces deux pays doivent faire partie de la solution.
De passage en Normandie, lundi, le premier ministre a par ailleurs soutenu que le président Al-Assad, lui, ne fait pas partie de la solution de paix et de stabilité en Syrie. «Quelqu'un qui est coupable de crimes de guerre contre [...] ses propres citoyens ne peut pas faire partie d'une solution à moyen et long termes pour la Syrie», a-t-il déclaré.
Après avoir discuté avec les leaders des États-Unis, de France, d'Allemagne et du Royaume-Uni, M. Trudeau a estimé que tous s'entendent pour dire que la communauté internationale doit constituer un front «uni, solidaire et ferme» pour mettre un terme au conflit en Syrie, et ne pas répéter les «terribles erreurs» du passé.
Lors d'une conférence de presse à «Juno Beach», M. Trudeau ne s'est pas avancé, par ailleurs, sur les façons de déloger le président syrien du pouvoir ni sur d'éventuelles mesures de représailles à adopter contre la Russie pour son soutien indéfectible au régime de Bachar Al-Assad. Le Canada, de concert avec ses alliés, demeure cependant ouvert à l'idée d'imposer de nouvelles sanctions contre Moscou, a indiqué M. Trudeau, tout en précisant que la Russie, comme l'Iran, devait faire partie de la solution pour rétablir la paix en Syrie.
«Les pays qui ont soutenu le régime d'Al-Assad ont une part de responsabilité dans l'attaque chimique sur des innocents», a-t-il répété.
Une attaque à l'arme chimique a fait près de 90 morts, mardi dernier, dans le nord-ouest de la Syrie. L'opération a rapidement provoqué une riposte des États-Unis, qui ont lancé jeudi 59 missiles sur une base aérienne syrienne, tuant neuf personnes.
Situation «dangereuse» en Corée du Nord
M. Trudeau a par ailleurs qualifié la situation en Corée du Nord de «dangereuse et instable», et indiqué que le gouvernement canadien et ses alliés travaillent de concert pour désamorcer cette crise. «Qu'un pays nucléaire soit aussi prêt à déstabiliser pas seulement la région, mais mettre en danger le monde entier, c'est quelque chose qu'on ne peut pas laisser aller, on ne peut pas ignorer», a-t-il dit.