L’ambassadeur du mouvement Tous ruraux, le conteur Fred Pellerin

Tous ruraux veut en finir avec le Québec à deux vitesses

Le mouvement Tous ruraux demande aux partis politiques d’en finir avec le «Québec à deux vitesses» : l’une rapide pour les villes et l’autre plus lente pour les régions.

«C’est sûr qu’actuellement, les villes demandent beaucoup, mais les régions ont besoin de plus. Ça, c’est clair», a lancé Marcel Groleau, président du mouvement Solidarité rurale, en marge du rassemblement Tous ruraux à Beauport mercredi. 

Selon lui, le gouvernement Couillard fait de gros investissements dans le Réseau express métropolitain (REM), l’échangeur Turcot à Montréal ou le tramway à Québec, alors que les régions attendent toujours de pouvoir compter sur un réseau Internet et cellulaire performant. 

M. Groleau raconte par exemple que des producteurs laitiers ont de la difficulté à faire fonctionner leur robot de traite parce que le réseau cellulaire n’est pas assez étendu. 

Invité à livrer un discours, le premier ministre Philippe Couillard a soutenu qu’il n’attendrait pas le gouvernement fédéral pour changer les choses. «J’ai pas l’intention de m’enfermer dans des petites chicanes de juridiction. Je pense que notre gouvernement peut et doit jouer un rôle également pour la desserte cellulaire.»

Pour M. Groleau, il s’agit de belles intentions. «On dit, on y arrivera dans 5 ans, mais c’est encore long 5 ans.»

Pour le conteur Fred Pellerin, l’ambassadeur du mouvement Tous ruraux, l’objectif est de faire comprendre aux urbains la richesse du territoire québécois. Il souhaite une solidarité et une prise de conscience personnelle de chaque citoyen. «Est-ce qu’on peut blâmer les gouvernements après si on déménage tous en ville?»