Sylvain Gaudreault se dit intéressé par la direction du Parti québécois. Il attend les orientations du congrès de novembre prochain avant de prendre sa décision.

Sylvain Gaudreault prône un virage vert au PQ

Toujours intéressé par la direction du Parti québécois (PQ), le député Sylvain Gaudreault attend les orientations du congrès de novembre prochain avant de décider s’il sautera dans l’arène ou pas. Chose sûre, il faudra que la lutte aux changements climatiques fasse partie de l’ADN du parti pour qu’il veuille se lancer.

«Je suis en mode consultation active pour le moment. Je parle à plusieurs militants et je dirais que j’ai beaucoup de témoignages d’appui depuis quelques semaines», indique-t-il en entrevue au Soleil.

Le PQ, qui se choisira un nouveau chef au cours de l’année 2020, peine à recruter des candidats. La députée Véronique Hivon a annoncé en août qu’elle ne sera pas de la course.

M. Gaudreault assure que la décision de sa collègue ne change en rien son plan de match. C’est plutôt le congrès extraordinaire du 9 et 10 novembre, qui se tiendra à Trois-Rivières, qui sera déterminant. «Ma décision va dépendre du résultat du congrès. De la direction que le parti va prendre.»

Pour M. Gaudreault, deux éléments sont importants : que le discours revanchard soit chose du passé. «Je veux un discours d’ouverture, un discours positif.» Mais aussi que la plate-forme du parti prenne un sérieux virage vert.

«La lutte contre les changements climatiques, c’est l’incontournable de l’incontournable. Il faut un PQ résolument engagé là-dedans», commente-t-il.

M. Gaudreault évalue que le PQ peut se distinguer de Québec solidaire (QS) à ce chapitre en proposant des solutions pratiques et réalistes, qui vont amener la population à passer à l’action.

«Chez QS, ils sont dans la confrontation et la polarisation, alors que nous, on est dans l’adhésion. Les Québécois sont pas des radicaux et QS, ce sont des radicaux», commente-t-il. Il ajoute qu’il ne suffit pas «de marcher main dans la main avec Greta Thunberg», comme veut le faire la co-porte-parole de QS Manon Massé, pour améliorer l’environnement.

Député de Jonquière depuis 2007, Sylvain Gaudreault croit que le style de leadership qu’il exerce au niveau régional pourrait s’exporter au niveau national. «Oui, j’ai des croûtes à manger pour être un bon orateur, j’ai des croûtes à manger pour être parfaitement bilingue. Mais j’ai toujours donné des résultats», évalue-t-il.