Une femme marche le long des barrières de sécurité qui entourent le centre de villégiature Deerhurst Resort de Huntsville, où s'est tenu le Sommet du G8 en 2010.

Sommet du G7: des retombées profitables

À peine le Sommet du G7 à La Malbaie confirmé, plusieurs parlent déjà des bénéfices économiques que la tenue d'un tel événement apportera à la région de Charlevoix. Sept ans plus tard, la petite communauté de Huntsville, qui a accueilli en 2010 le G8 (G7 et la Russie), profite toujours des retombées de ce sommet.
«C'était une énorme opportunité pour Huntsville. Huntsville est un lieu touristique et c'était de la bonne publicité pour nous. Le gouvernement fédéral a dépensé plusieurs millions de dollars pour améliorer plusieurs éléments dans notre communauté pour être prêt pour le Sommet», a relaté le maire actuel de la communauté d'environ 20 000 habitants, Scott Aitchison. 
Même s'il n'était pas maire en 2010, il constate aujourd'hui les bénéfices concrets de l'événement. Les fonds investis par le gouvernement fédéral ont permis la réfection de routes et la pose de lampadaires solaires, parmi d'autres choses.
«Évidemment, des citoyens vont se plaindre en raison des inconvénients, parce que la rue est fermée pour un jogging ou pour une randonnée de vélo. Mais au bout de la ligne, les gens de Huntsville pensent que ça a été une expérience incroyable et une opportunité pour faire rayonner la communauté», a-t-il ajouté. 
«Pas d'omelette sans casser des oeufs»
Les quelques désagréments occasionnés par le déploiement d'effectifs policiers et militaires pour assurer la sécurité en «vaut la chandelle», croit le directeur général du Manoir Richelieu, Jean-Jacques Etcheberrigaray. 
«C'est sûr qu'on vient basculer un peu les habitudes qu'on a. Ça, ça arrive parce qu'on a besoin de sécurité beaucoup. Mais une métaphore me vient en tête: on ne fait pas une omelette sans casser des oeufs.»
Appelé à réagir à un article qui relatait les craintes de résidents de Taormine qui espèrent des retombées positives pour leur ville après que celle-ci fut bouclée pour assurer la sécurité, M. Etcheberrigaray est convaincu des retombées à court et à long terme de la venue du G7. 
«Toutes les retombées que ça a pour une région comme celle de Charlevoix, eh bien les petits inconvénients des citoyens qui vont penser que c'est l'enfer, c'est peut-être parce qu'ils n'ont pas connu l'enfer», a défendu le directeur général.