Selon Clément Laberge, vice-président des services d'édition numérique chez De Marque, l'offre est encore trop faible dans le domaine du livre numérique.

Rumeurs d'élections: les partis s'activent

Les préparatifs des partis politiques en vue de l'affrontement électoral s'accélèrent au fur et à mesure que la rumeur d'un scrutin hâtif s'amplifie. Les organisateurs se gardent d'abattre trop tôt leurs atouts, tout particulièrement à Québec.
Une nouvelle candidature s'est tout de même confirmée pour le Parti québécois dans la région de la capitale. Dans Jean-Talon, la formation de Pauline Marois sera représentée par l'homme d'affaires Clément Laberge.
Le vice-président principal chez De Marque, notamment spécialisée dans les livres numériques, affirme qu'il ne se soucie pas d'être sur les rangs pour une circonscription qui n'a jamais voté autrement que libéral. «C'est le comté où j'habite. Si je n'étais pas confiant de l'emporter, je ne serais pas candidat», a laissé tomber M. Laberge qui affrontera le libéral sortant Yves Bolduc.
Les trois principales formations politiques à l'Assemblée nationale se font autrement discrètes sur les candidatures. Elles préfèrent garder leur jeu caché alors qu'un appel au peuple peut à tout moment interrompre les travaux parlementaires qui commencent aujourd'hui.
Dans la grande région de Québec, incluant Portneuf, 6 des 11 sièges de député sont occupés par la Coalition avenir Québec; trois autres, par le Parti libéral du Québec (PLQ); et la péquiste Agnès Maltais représente Taschereau tandis que sa chef Pauline Marois revient évidemment dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré.
Plusieurs circonscriptions sont réputées orphelines de candidats. Pour le parti gouvernemental, des sources sont formelles : Pierre Châteauvert remonte au front dans Jean-Lesage; et Marc Dean, dans Vanier.
Au PLQ, les députés en poste, MM. Bolduc, André Drolet (Jean-Lesage) et Sam Hamad (Louis-Hébert) seront de retour. «Les annonces sont à venir» dans cinq circonscriptions. Raymond Bernier vise à reprendre Montmorency, lui qui l'a gagné deux fois et perdu deux fois.
Les élus caquistes devraient défendre les sièges qu'ils occupent, dont Gérard Deltell (Chauveau), Éric Caire (La Peltrie), et Michelyne Saint-Laurent (Montmorency). Le parti de François Legault a fait savoir, il y a un certain temps déjà, que Mario Asselin sera de la lutte électorale, dans Louis-Hébert, non pas dans Taschereau, comme en 2012.
Québec solidaire compte deux députés sur l'île de Montréal, mais aucun dans la capitale où quatre candidats sont cependant désignés. Quatre autres le seront bientôt.
Chez Option nationale, qui n'a pu faire élire un député, en 2012, le chef Sol Zanetti se présente dans Jean-Lesage.
En matière de logistique, les formations siégeant à l'Assemblée nationale se disent toutes prêtes à en découdre avec leurs adversaires. D'autant que l'appel au vote a failli se faire entendre en octobre.
Le lancement récent de la campagne pour promouvoir l'indépendance a été reçu comme un coup de semonce du PQ avant la bataille électorale. «On n'a pas pesé sur le bouton», a blagué un membre de l'organisation, en se refusant à dire qu'autobus de campagne et publicités sont prêts.
À ce sujet, les libéraux de Philippe Couillard signalent que les contrats sont donnés, sans ajouter de précisions. «Nous sommes doublement prêts, vu qu'on l'était à l'automne», insiste-t-on.
La CAQ de François Legault, elle, a aussi une offensive publicitaire préélectorale en cours, sur le thème «À quand une charte qui défend les contribuables?». Une quinzaine de grands panneaux publicitaires ont commencé à faire leur apparition dans le paysage. Plus de la moitié se trouvent dans la grande région de Québec.
Un bus pour les solidaires
Les solidaires se disent mieux équipés que jamais pour l'affrontement. La formation de gauche insiste sur le fait qu'elle «a suffisamment d'argent dans ses coffres» pour se payer un autobus de campagne - une première pour les solidaires - et «visiter tout le Québec. Les publicités ont été tournées et nos pancartes sont prêtes à être imprimées».