Thomas Briand-Gionest a lancé un appel à la chef du Parti québécois pour renverser la décision.

Rimouski: l'exécutif du PQ éjecte l'adversaire de Harold Lebel

Le candidat de Pauline Marois dans la circonscription de Rimouski, Harold Lebel, a le champ libre, puisque l'exécutif national du parti a rejeté la candidature de son seul adversaire, Thomas Briand-Gionest.
L'instance nationale du Parti québécois (PQ) invoque que l'adversaire de Harold Lebel n'a pas démissionné à temps de l'exécutif rimouskois avant de présenter sa candidature. «C'est un prétexte trouvé par l'establishment du Parti québécois pour écarter ma candidature», a affirmé Thomas Briand-Gionest, qui avait reçu mercredi l'appui de l'exécutif de la circonscription de Rimouski. Il trouve d'ailleurs «inacceptable» que ce soit l'exécutif national péquiste qui choisisse le candidat de Rimouski et non ses membres régionaux. 
«Depuis 2006 au Parti québécois, j'ai toujours été loyal», a dit M. Briand-Gionest. En pleurs, il a lancé un appel à Pauline Marois pour infirmer cette décision qui, dit-il, envoie comme un «drôle de message» aux jeunes qui veulent faire de la politique.  
Pierre-André Lalanne, coordonnateur de la campagne de Thomas Briand-Gionest, a même parlé, à titre personnel, de menace et d'intimidation. Harold Lebel a qualifié ces accusations de «plutôt graves. Que les gens qui ont pris cette décision répondent de tout ça. Ce n'est pas dans notre cour...» 
M. Lebel a de plus obtenu l'appui du député sortant, Irwin Pelletier. Les deux étaient côte à côte lors d'une conférence de presse tenue jeudi.
Thomas Briand-Gionest pourrait en appeler de la décision de l'exécutif national auprès de la Commission nationale des présidents et des présidentes du PQ qui aura lieu le 15 mars... soit 13 jours après l'investiture.
Mauvaise communication 
Alain Dion, président de l'exécutif de Rimouski, admet que le quiproquo concernant l'obligation de démissionner est particulier. «Je vais avoir des discussions avec mes amis de l'exécutif national, mais il est clair, d'un point éthique, que M. Gionest aurait dû quitter. Il me semblait que le message était sans équivoque», a-t-il dit, suggérant du coup un problème de communication entre les différents acteurs. 
«On passe à autre chose. Au Parti québécois, on réussit toujours à se rallier», a conclu Harold Lebel, qui souhaite rencontrer Thomas Briand-Gionest.