Thomas Briand Gionest, président de l'Association générale des étudiants du campus de Rimouski de l'UQAR, a évoqué hier qu'un nouveau vote de grève ne pourrait avoir lieu avant deux semaines.

Rimouski: le candidat de Pauline Marois contesté par l'exécutif

Le candidat de Pauline Marois dans Rimouski, Harold Lebel, rencontre un écueil. L'exécutif de la circonscription préfère accorder son appui à son seul opposant, l'ex-leader du mouvement des carrés rouges de la région, Thomas Briand-Gionest.
L'investiture a lieu dimanche. Signe que l'exécutif est au bord de l'éclatement, le président de ce même organisme politique, Alain Dion, dénonce cette décision. Il aurait préféré davantage de retenue. Il soutient que l'appui à Thomas Briand-Gionest vient jeter un «discrédit sur le processus électoral et surtout miner la crédibilité du comité exécutif», qui se devait, dit-il, «d'assurer la transparence, la neutralité et surtout l'intégrité du processus électoral» lors de l'assemblée d'investiture.
L'exécutif péquiste, qui compte quelque 1000 membres, a simplement justifié sa position en évoquant le passé de Thomas Briand-Gionest comme militant «dévoué» à la cause souverainiste dans Rimouski.
Le candidat Harold Lebel n'est pas inquiet, même s'il ne tient rien pour acquis. «Lors de la dernière assemblée générale de l'association de comté, M. Gionest a fait élire ses supporteurs autour de la table de l'exécutif. Il se prépare depuis plusieurs mois. La décision de l'exécutif est une manoeuvre que j'avais devinée. J'ai déjà vu ce genre de choses. Autour de M. Gionest, c'est toujours le même monde. Ce n'est pas le reflet d'une division des membres. Tout cela va se revirer contre lui. J'ai une équipe solide et on sait comment faire une investiture... Tout va bien se passer.»
Solides appuis
Harold Lebel a, en revanche, reçu l'appui de plusieurs membres connus du Parti québécois, dont l'ex-députée Solange Charest, Ève Lavoie, adjointe du député Irvin Pelletier, Carole Boucher, qui a été présidente régionale du Parti, Vincent Couture, président de l'exécutif régional du Bas-Saint-Laurent, et Alix Villeneuve, président du Comité régional des jeunes. Le député sortant, Irvin Pelletier, doit faire connaître sa position aujourd'hui.
Thomas Briand-Gionest répète qu'il représente bien plus que la jeunesse au sein de l'organisation péquiste. «Par le soutien de l'exécutif, on voit que mes appuis proviennent de la base, soit des militants présents dans la circonscription [...]. Il est important de discuter avec les gens qui ont de l'expérience. La réponse des gens plus âgés est très bonne jusqu'à maintenant. Je ne crois pas qu'on doive parler de division dans le sens social du terme, mais plutôt que les membres auront à choisir un candidat pour que le comté de Rimouski reste péquiste dans un but commun de faire l'indépendance.»
Le vainqueur de cette investiture pourrait bien devoir affronter le maire et président de l'Union des municipalités du Québec, Éric Forest, qui entretient le suspense quant à son éventuelle candidature libérale. Aux élections de 2012, le PQ avait aisément mis la main sur Rimouski en récoltant 48 % des suffrages.