La retraite de St. Andrews a coûté environ 150 000 $ aux contribuables canadiens.

Retraite coûteuse pour le cabinet Trudeau

La retraite fermée du tout nouveau cabinet de Justin Trudeau, en janvier à St. Andrews, au Nouveau-Brunswick, aura coûté environ 150 000 $ aux contribuables canadiens. Et le gouvernement libéral compte répéter l'exercice la semaine prochaine, cette fois à Kananaskis, au pied des Rocheuses en Alberta.
Ces retraites fermées sont destinées à décentraliser le pouvoir et à souder les liens entre des ministres qui apprennent encore à se connaître, explique-t-on à Ottawa.
L'événement de la semaine prochaine permettra aussi à la première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, de se faire entendre de vive voix, notamment - et surtout - concernant les projets d'oléoducs pour «sortir» le pétrole des sables bitumineux de la province. Elle en profitera aussi, dimanche soir, pour rappeler ses objections par rapport à la décision d'Ottawa d'exclure Edmonton des régions qui bénéficieront d'un assouplissement aux règles de l'assurance-emploi.
On ignore encore combien coûtera cette retraite albertaine - qui réunira aussi jusqu'à mardi les chefs de cabinet des ministres -, mais la note pourrait être plus élevée que celle de St. Andrews-by-the-Sea. Selon des documents du Bureau du Conseil privé, cette rencontre avait coûté 74 429 $ en notes d'hôtel, transport aérien, repas et dépenses diverses pour les ministres. Une somme additionnelle de 74 977 $ a été déboursée pour des dépenses non précisées.
Cette retraite prébudgétaire «constituait la première occasion pour les nouveaux ministres de s'asseoir ensemble et de discuter des plans du gouvernement pour créer des emplois et soutenir la classe moyenne et la croissance économique», a expliqué dans un courriel le porte-parole du Conseil privé, Raymond Rivet.
Des précédents
D'autres premiers ministres tenaient dans le passé de telles retraites fermées à Ottawa ou dans la région de la capitale nationale, comme au lac Meech, mais M. Trudeau estime qu'il est important pour les ministres de sortir de leur bulle ottavienne, soutient-on.
La retraite au Nouveau-Brunswick «fait partie des efforts de ce gouvernement pour montrer aux Canadiens de toutes les régions du pays que leurs besoins et aspirations sont entendus et pris en compte dans le processus de décision», indique M. Rivet.