Le projet de loi déposé par Pierre Moreau prévoit notamment l'immatriculation des «armes de chasse».

Registre québécois des armes: d'abord, des discussions à l'interne

Mis à part chez Québec solidaire, les discussions seront vives au sein des caucus des partis politiques représentés à l'Assemblée nationale sur le projet de loi créant un registre québécois des armes à feu.
Même si le «vote libre» prévaut officiellement depuis quelques années du côté de l'aile parlementaire du Parti québécois, sa direction indique qu'on n'en est pas là à l'heure actuelle. «Les votes sont toujours libres au Parti québécois. Cela dit, les discussions se font au caucus et, de manière générale, une position commune est prise et s'exprime lors du vote», explique-t-on.
Le péquiste Pascal Bérubé n'est pas le seul au Parti québécois à regarder avec réticence le projet de loi présenté au début décembre par le ministre Pierre Moreau. Le sujet sera soulevé à huis clos lors du caucus que tiendront les députés du Parti québécois mercredi et jeudi prochains à Chicoutimi.
Les caucus font souvent office de lieux de médiation.
Des réserves semblables à celles du député de Matane existent chez des députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) et chez des libéraux. Ces élus sont sensibles aux doléances de bien des chasseurs. Les députés réticents sont cependant minoritaires dans tous les groupes parlementaires, selon différentes sources.
Au gouvernement, on se contente de dire que le sujet sera débattu en caucus.
À la Coalition avenir Québec, un collaborateur du chef François Legault, Guillaume Simard-Leduc, affirme que l'analyse est en cours. «On est d'accord avec l'idée d'avoir un registre, mais on ne donnera pas carte blanche» au gouvernement.
Préoccupée par les coûts du système envisagé, la CAQ pourrait suggérer des amendements au projet de loi. Il est prématuré de conjecturer sur un éventuel «vote libre», dit M. Simard-Leduc.
Le projet de loi déposé par Pierre Moreau prévoit l'immatriculation des «armes d'épaule», des «armes de chasse». L'immatriculation sera gratuite. Cela «pour faire en sorte que le plus grand nombre s'inscrive rapidement», avait expliqué le ministre suppléant de la Sécurité publique en décembre.
Pierre Moreau avait estimé à 17 millions $ le coût de la mise en place du système et à 5 millions $ par année les sommes nécessaires à son fonctionnement.