Il a fallu 32 jours de campagne électorale avant que Justin Trudeau, chef du Parti libéral du Canada, visite Québec et rencontre le maire Régis Labeaume.

Régis Labeaume veut un ministre à Québec

Le maire de Québec, Régis Labeaume, considère que «la capitale nationale du Québec mérite un ministre» dans le nouveau gouvernement Trudeau.
Le puissant élu municipal a commenté mardi l'accession au pouvoir du Parti libéral du Canada : «À partir de maintenant, la région de Québec est bien différente de ce qu'elle était il y a quatre ans. Nous étions totalement dans l'opposition comme ville de Québec. Aujourd'hui, c'est à prédominance conservatrice mais on a quand même deux élus [libéraux] qui me semblent des élus talentueux. On a là sans aucun doute le potentiel pour avoir un ministre dans la région de Québec, un ministre à Québec. J'espère que le premier ministre fera ce qu'il faut pour qu'on soit bien représenté.»
M. Labeaume a souhaité la bienvenue aux prochains députés à sa façon. «Ils vont voir c'est quoi, la politique, particulièrement dans la région de Québec. C'est un apprentissage. Mais je pense qu'il y a quand même là du talent pour d'une part nous représenter et d'autre part défendre les dossiers de la région et la ville», a-t-il explicité.
Le maire a refusé de suggérer un nom plus qu'un autre au premier ministre Justin Trudeau, même s'il a souligné le jeune âge de Joël Lightbound (Louis-Hébert) et le curriculum vitae «très impressionnant» de Jean-Yves Duclos (Québec).
M. Labeaume a remercié brièvement les députés néo-démocrates sortants pour leur implication des quatre dernières années. Il s'est davantage attardé sur le bilan des conservateurs.
«Je pense que les gens de Québec étaient satisfaits du gouvernement conservateur. La ville et la région ont bénéficié, ont eu beaucoup de dossiers réglés par le gouvernement. Cette satisfaction-là s'est traduite par les résultats qu'on a vus hier», a-t-il analysé. 
Le maire entend répéter ses priorités énoncées en tout début de campagne électorale, soit l'agrandissement du port de Québec, le financement de l'Institut national d'optique (INO), la création d'un institut nordique à l'Université Laval et l'appui au centre de prédédouanement américain que veut accueillir l'aéroport de Québec.
Les libéraux fédéraux avaient donné leur accord de principe à tous ces projets. Le politicien municipal attend maintenant qu'ils mettent des chiffres sur la table.
Lehouillier optimiste
Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a tenu mardi à féliciter les conservateurs Steven Blaney et Jacques Gourde, qui ont su conserver leur circonscription respective avec de confortables avances. «Honnêtement, quand tu réussis à passer à travers une vague comme celle-là [libérale], ça veut dire que tu t'es occupé de tes gens un peu», a-t-il commenté.
Même si ses représentants sont passés du côté de l'opposition, le maire s'est dit confiant qu'une partie des dollars que les libéraux ont promis retomberont sur la région, par exemple pour le projet de complexe aquatique de Saint-Nicolas. «On estime qu'il y a des engagements fermes qui ont été pris de ce côté-là.»
M. Lehouillier voit également d'un bon oeil la position des libéraux fédéraux sur la peinture du pont de Québec. Le parti a promis d'asseoir le CN, les villes et les gouvernements autour d'une même table d'ici les Fêtes et de dénouer l'impasse avant le 30 juin 2016, sinon, une solution plus coercitive pourrait être imposée.  
Avec Patricia Cloutier