M. Cloutier mise sur une démarche de préparation et de mobilisation pour décider s'il est possible de promettre une consultation après les prochaines élections de 2018.

Référendum: Cloutier attendra «le profond sentiment» d'être prêt

Le candidat à la direction du Parti québécois, Alexandre Cloutier, attendra d'avoir le «profond sentiment» d'être prêt avant de promettre un référendum sur la souveraineté.
M. Cloutier mise sur une démarche de préparation et de mobilisation pour décider s'il est possible de promettre une consultation après les prochaines élections de 2018.
Des députés et militants péquistes sont réunis dimanche à Drummondville pour décider des règles de la prochaine course à la direction péquiste, après la démission de Pierre Karl Péladeau.
Les quatre candidats déclarés en ont profité pour expliquer davantage leur stratégie.
M. Cloutier veut sortir du «flou» grâce à huit «chantiers» sur des thèmes comme la langue, l'économie, l'énergie pour définir son projet d'un Québec indépendant.
Aux journalistes, M. Cloutier a déclaré que cette démarche servira à décider si les appuis sont suffisants pour promettre un référendum dans le premier mandat d'un éventuel gouvernement péquiste.
«C'est des choses qui se sentent, a-t-il dit. Il faut que les Québécois aient le goût de participer à notre démarche, d'échanger avec nous.»
M. Cloutier a dû se défendre de la possibilité qu'il mobilisera les militants sans pouvoir assurer que leurs efforts porteront fruit.
«C'est clair que ce qui va nous inspirer c'est notre niveau de préparation, a-t-il dit. Je ne lancerai jamais le Québec dans une consultation populaire si je n'ai pas le profond sentiment d'être prêt pour y arriver. Alors, on se met à l'ouvrage, on définit notre projet et les militants vont aussi trancher la question.»