Martin Coiteux invoque l'argument de l'équité entre générations pour revoir les paramètres des régimes, mais le changement brusque qu'il propose va aussi créer des inéquités.

Réduction d'effectifs: Coiteux persuadé que les cibles seront atteintes

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, est persuadé que les 11 ministères et organismes visés par une prolongation du gel d'embauche atteindront leur cible de réduction d'effectifs cette année.
Le Soleil a révélé jeudi la liste des organisations pour lesquelles une «lumière rouge» s'est allumée au Conseil du trésor. Le ministère s'interroge sur leur capacité à réduire de 3 % leur nombre d'employés d'ici la fin de 2015-2016.
En février dernier, M. Coiteux avait annoncé que le gel d'embauche imposé à la fonction publique l'année passée ne serait pas reconduit. Il continuera toutefois à être appliqué à ceux qui ne semblent pas sur le bon chemin.
«On est en bonne voie d'atteindre nos objectifs et on va continuer à travailler très fort pour le faire», a déclaré M. Coiteux, jeudi. «Dans ce contexte, les gens qui sont en voie, mais qui n'ont pas encore atteint leur objectif, sont encore soumis au gel d'embauche.»
Le ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et celui des Transports sont sous la loupe du Conseil du trésor. De même pour neuf organismes : la Régie du logement, le Centre des services partagés, la Commission administrative des régimes de retraite et d'assurances, la Régie des rentes, l'Institut de tourisme et d'hôtellerie, l'Institut de la statistique, la Régie des alcools, des courses et des jeux, le Fonds des réseaux de transport terrestre et le Fonds de gestion de l'équipement roulant.
Pour eux, un plan «crédible» de redressement devra être déposé.
Le Conseil du trésor demande une réduction de 3 %, mais vise, dans les faits, une baisse de 2 % de l'effectif. Il demande plus pour se dégager une «marge de manoeuvre» de 1 % «avec laquelle on va être capable d'allouer des postes en fonction des priorités gouvernementales», a indiqué M. Coiteux.
Cette nouvelle approche se substitue à celle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, qui présentait «plusieurs limites, notamment sur le plan opérationnel», et dont certains effets étaient difficiles à prévoir.
«C'est un plan de réduction des effectifs qui est global pour l'ensemble de la fonction publique, a dit M. Coiteux, jeudi. On vise une réduction de 2 % des effectifs de la fonction publique. On est en voie d'atteindre cet objectif. Au courant de la dernière année, on a déjà réduit de 1,8 %. Ça fait partie du plan de repositionnement de l'État, de ce qu'on doit faire rétablir l'équilibre budgétaire et le maintenir par la suite.»
Au 31 mars dernier, la fonction publique était composée de 64 167 équivalents temps complet.