Québec accélère ses travaux pour simplifier et transférer aux municipalités la gestion de ses programmes d’indemnisation en cas de désastres naturels.

Québec et Gatineau se préparent à la prochaine crise

Québec accélère ses travaux pour simplifier et transférer aux municipalités la gestion de ses programmes d’indemnisation en cas de désastres naturels. Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a précisé, lundi, de passage en Outaouais, que le tout serait terminé avant les prochaines crues printanières.

Ainsi, si une inondation devait de nouveau faire des sinistrés le printemps prochain, c’est probablement directement à la Ville de Gatineau que les citoyens touchés devront s’adresser pour obtenir une indemnisation et non plus au gouvernement du Québec. «On a tenu un forum à la fin de l’année avec nos partenaires et on a convenu qu’il y a des façons de travailler ensemble pour améliorer les choses, a rappelé le ministre Coiteux. On n’allait pas réinventer le programme en plein milieu [de la crise], mais c’est sûr qu’on va arriver avec un plan d’action pour le futur dès le mois de février.»

Le ministre Coiteux doit annoncer les nouvelles façons de fonctionner, au cours des prochaines semaines. Des ententes avec certaines municipalités en mesure d’assumer la responsabilité de la gestion des programmes d’indemnisation seront vraisemblablement signées rapidement. «On va simplifier le programme pour que ça fonctionne encore plus rapidement quand nous déléguerons la gestion aux municipalités.»

Des fonctionnaires de Gatineau travailleront de concert avec leurs homologues du gouvernement du Québec au cours des prochaines semaines, a fait savoir le maire Maxime Pedneaud-Jobin. «On se prépare à la gestion d’une autre éventuelle crise, a-t-il dit. Politiquement, je suis disponible pour discuter de la gestion des programmes. Nous avons ici la capacité de le faire. Si, à l’avenir, c’est géré sur le terrain par la Ville, ce sera plus efficace et plus rapide.»

TVQ : la porte est ouverte

Le ministre des Affaires municipales du Québec, Martin Coiteux, a ouvert la porte, lundi, à discuter avec le monde municipal sur le transfert d’une partie des fruits de la TVQ aux villes. Il a toutefois précisé qu’une telle mesure n’était pas pour demain et qu’il s’agirait d’une mesure fiscale très complexe à réaliser. « L’exercice dans lequel on s’engage depuis qu’on a reconnu les municipalités comme des gouvernements de proximité c’est de travailler de façon radicalement différente que ce qu’on faisait par le passé, a expliqué le ministre. On travaille déjà sur la diversification des revenus fiscaux des municipalités. Est-ce qu’un jour ça va aller jusque-là (transférer une partie de la TVQ aux villes) ? Peut-être. La porte ne devrait jamais être fermée pour ces discussions-là. » Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a fait du transfert de ce point de TVQ un de ses principaux chevaux de bataille auprès du gouvernement provincial. Pour Gatineau, un tel changement fiscal permettrait le versement annuel de 50 millions $.