Trois mois après la date butoir du 29 janvier 2019, seulement 493 500 armes ont été immatriculées, alors que le ministère estime qu’il y en a 1,6 million sur le territoire du Québec.

Québec élimine certaines obligations pour les propriétaires d’armes à feu

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a annoncé mardi le dépôt d’un projet de loi supprimant certaines obligations imposées aux propriétaires d’armes à feu.

Au 29 janvier 2019, tous les propriétaires d’armes «sans restriction», telles que des fusils de chasse et les carabines, devaient avoir inscrit leurs armes sur le registre. Mais beaucoup ont refusé de le faire, pour protester contre ce système qu’ils abhorrent.

Trois mois après la date butoir, seulement 493 500 armes avaient été immatriculées, alors que le ministère estime qu’il y en a 1,6 million sur le territoire de la province.

Mardi, la ministre Guilbault a précisé les modifications législatives et réglementaires que le gouvernement voulait apporter au régime.

Il est question d’éliminer l’obligation d’aviser le Service d’immatriculation des armes à feu (SIAF) lorsqu’il y a changement temporaire du lieu où est gardée l’arme à feu, celle de fournir lors de la demande d’immatriculation la mesure de la longueur du canon et celle obligeant un propriétaire d’arme à communiquer le numéro d’immatriculation (NIAF) à un agent de la paix qui en fait la demande.

Le projet de loi doit aussi octroyer plus de pouvoirs aux agents de protection de la faune pour qu’ils puissent appliquer la loi et son règlement, comme tout autre agent de la paix, mais le communiqué ne précise pas ce qui sera modifié.

Mardi, la ministre a indiqué par communiqué que son objectif est d’assouplir «les modalités d’application tout en rendant le processus d’enregistrement plus efficace et convivial».