«Moi, je pense au contraire que dans un gouvernement solidaire, si je n'en étais pas première ministre, je pourrais tout à fait en être la ministre des Finances», a rétorqué Manon Massé à Jean-François Lisée.

QS ne voudrait plus de Nicolas Marceau aux Finances

Si le chef péquiste Jean-François Lisée la voit mal dans le rôle de ministre des Finances, la solidaire Manon Massé n'a pas plus envie de revoir Nicolas Marceau tenir les goussets de la bourse.
La députée solidaire de Sainte-Marie-Saint-Jacques a répliqué lundi à M. Lisée qui a lancé pendant la fin de semaine, à Québec, qu'elle ne ferait pas une ministre des Finances. 
«Moi, je pense au contraire que dans un gouvernement solidaire, si je n'en étais pas première ministre, je pourrais tout à fait en être la ministre des Finances», a rétorqué Mme Massé au Soleil, lundi. 
Par sa «boutade», le chef péquiste tente de décrédibiliser un programme politique qui plaît à plusieurs, a-t-elle poursuivi. Et, a ajouté Mme Massé, les péquistes ont été les premiers à servir des budgets d'austérité. 
«Je vous dirais que, de notre côté, on ne voudrait pas non plus que M. [Nicolas] Marceau redevienne ministre des Finances, a lancé Mme Massé. [...] Nous non plus, on ne veut pas de ça.»
«L'ultimatum» de M. Lisée qui appelle les solidaires à se brancher rapidement sur la convergence ajoute à la difficulté des négociations parce que certains y voient le Parti québécois qui arrive «sur ses grands chevaux». Déjà que la position identitaire péquiste «entache les discussions d'entrée de jeu», a dit Mme Massé. 
D'ailleurs, le candidat masculin au poste de co-porte-parole de Québec solidaire Jean-François Lessard, qui s'est décrit comme le «candidat de la convergence», change son positionnement. Dans une lettre aux militants, pendant la fin de semaine, il a admis trouver «parfois difficile de constater les tensions que ce débat avive entre des membres qui militent ensemble depuis si longtemps». 
L'un des deux concurrents de Gabriel Nadeau-Dubois souhaite donc maintenant une alliance des partis souverainistes avec la Coalition avenir Québec et le Parti vert. Il s'agit de former un gouvernement temporaire dont l'unique mission serait de réformer le mode de scrutin avant de déclencher de nouvelles élections «avec un rapport de pouvoirs entre les partis complètement changé», a indiqué M. Lessard au Soleil, lundi.