«Je veux rassurer les familles, les corps policiers font leur travail, a ffirmé Martin Coiteux. On surveille les centres jeunesse.»

Proxénètes au centre jeunesse: Coiteux corrige sa collègue Charlebois

Le ministre de la Sécurité publique Martin Coiteux a corrigé les propos tenus la veille par sa collègue Lucie Charlebois selon lesquels un réseau aurait «infiltré» un centre jeunesse pour attirer des adolescentes dans la prostitution.
La déclaration de la ministre déléguée à la Santé dans la foulée des fugues de trois jeunes filles du Centre jeunesse de Laval a surpris, jeudi. «La police est sur le coup», avait dit Mme Charlebois au sujet du «réseau» en question.
«J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec elle sur ce sujet-là», a affirmé M. Coiteux, vendredi matin. «Ce qu'elle a voulu dire, ce n'est pas qu'il y a un réseau à l'intérieur. C'est qu'il y a la possibilité que, de l'extérieur, par le biais des médias sociaux, il y ait du recrutement qui se fasse.»
La correction apportée par le ministre de la Sécurité publique donne un éclairage passablement différent de la situation qui a cours au Centre jeunesse de Laval. 
Le recrutement à travers les réseaux sociaux est «un phénomène que les policiers connaissent», a poursuivi M. Coiteux. «Évidemment qu'on est très vigilant là-dessus, a-t-il dit. Mais, on n'a pas, aujourd'hui, aucune évidence qu'il y aurait un réseau à l'intérieur, qu'il y aurait une infiltration.»
Prévention
Lundi, le ministre rencontrera le commandant directeur du Service de police de la Ville de Mont-réal pour aborder le dossier. Il ne peut pas s'agir uniquement de répression, mais aussi d'efforts à faire en prévention, insiste M. Coiteux. 
«C'est un phénomène qui est à prendre au sérieux, a-t-il souligné. Mais je veux rassurer les familles, les corps policiers font leur travail. On surveille les centres jeunesse.»