Ces professionnels du gouvernement font une grève «de soir et de fin de semaine» depuis février dernier, soit depuis un an.

Professionnels du gouvernement: de l’espoir, dit le syndicat

Les négociations se poursuivent entre Québec et le Syndicat des professionnels du gouvernement - le seul grand syndicat de la fonction publique à n’avoir toujours pas renouvelé sa convention collective, échue depuis près de trois ans.

Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne vendredi, le président du SPGQ, Richard Perron, a dit garder espoir et voir quelques progrès depuis la reprise des négociations après les Fêtes. Au moins, dit-il, les discussions continuent.

«Les discussions progressent et on travaille fort pour essayer d’en arriver au meilleur résultat possible avec le gouvernement, pour être capable de présenter une entente qui soit acceptable pour nos membres, mais on n’en est pas là encore», a-t-il résumé.

Plus précisément, le syndicat attend de voir la proposition «sur papier» que fera le Conseil du trésor, après les propos tenus par le ministre Pierre Arcand.

Il s’agit de mettre sur pied deux comités: l’un sur l’équité face aux professionnels employés par d’autres administrations; l’autre sur le remboursement des cotisations professionnelles par l’employeur pour les membres qui sont «à pratique exclusive». Les comptables et les arpenteurs-géomètres, par exemple, doivent payer une cotisation parce qu’ils sont membres d’un ordre professionnel, mais celle-ci n’est pas remboursée par Québec.

Le syndicat tient à ce que ces comités débouchent sur des engagements fermes.

«On veut que le gouvernement donne des assurances que ces comités-là ne seront pas que des coquilles vides pour tuer une bonne idée et reporter dans le temps des décisions qu’on devrait prendre tout de suite. Ça prend des garanties de résultats sur la base des travaux de ces comités-là», a expliqué M. Perron.

Ces professionnels du gouvernement font une grève «de soir et de fin de semaine» depuis février dernier, soit depuis un an. Et il n’est pas question de relâcher la pression, surtout pas dans une année électorale, a fait savoir M. Perron.

Le SPGQ représente 24 400 membres - des analystes en procédés informatiques, des chimistes, des comptables, des arpenteurs-géomètres, des inspecteurs en santé et sécurité au travail - dont 17 000 dans la fonction publique.

La convention collective est échue depuis le 31 mars 2015.