Le ministre François Blais

«Possible de dire non à Régis Labeaume», affirme le ministre Blais

Le ministre de la Capitale-Nationale, François Blais, se défend de s'être immiscé dans la campagne électorale municipale en annonçant, 48 heures avant son déclenchement, l'élargissement de l'autoroute Laurentienne.
«C'est une annonce que l'on devait faire depuis un certain temps, a répété à plusieurs reprises M. Blais vendredi. Quand on bouge en politique, il y a aura toujours des préoccupations d'un côté ou de l'autre.» 
Les opposants du maire Régis Labeaume, la chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, et celui de Québec 21, Jean-François Gosselin, ont tous deux déploré cette semaine la nature et le moment choisi par le gouvernement pour dévoiler les détails du projet d'élargissement de l'autoroute Laurentienne attendu depuis plusieurs mois à Québec.
Mais François Blais a plaidé qu'il était tout simplement prêt et qu'originalement, l'annonce devait se faire au printemps. Il a cependant convenu qu'il y avait certaines règles à respecter dans le cadre d'une campagne électorale. «Mais quand on peut faire des choses, on le fait», a-t-il fait valoir. 
Projets favorables aux voitures et à l'environnement
«Il est possible de dire non à Régis Labeaume», a par ailleurs affirmé le ministre sans hésiter en réponse à une question des journalistes. Est-ce difficile? «Il est un politicien comme tous les politiciens. Il faut dire non quand c'est nécessaire.»
François Blais a également défendu son gouvernement de poursuivre des projets favorables aux automobilistes dans la région alors que Québec annonçait vendredi une entente environnementale liant les marchés du carbone québécois et ontarien avec celui de la Californie.
«S'il y a plus de voitures qui utilisent du pétrole, on pense qu'il va y en avoir moins, même beaucoup moins dans les prochaines années [...] à ce moment-là on intègre cette réalité-là dans la valeur du prix du carbone», a-t-il expliqué.
«Si on a des routes un peu plus larges, ça va permettre aussi au transport en commun d'avoir sa place», a conclu M. Blais.