«Police verte»: peu de poissons dans le filet de l'Environnement

La «police verte» n'a pas effectué de grosses prises, l'an passé. Seulement deux des 111 pollueurs ont hérité d'une sanction leur coûtant plus de 100 000 $.
Le relevé obtenu par Le Soleil signale que le producteur d'aluminium Rio Tinto a dû payer, en juin 2009, 180 000 $ pour le déversement de «boues rouges» dans l'environnement au Saguenay–Lac-Saint-Jean en avril 2007.
La compagnie Century mining Corporation, spécialisée dans l'extraction d'or, a écopé d'une série de contraventions qui lui valent une facture de 138 000 $. Les infractions à ses installations de Val-d'Or, en Abitibi, ont été constatées en juin 2009 et janvier 2010.
Les papetières épargnées
Une seule usine du secteur des pâtes et papiers apparaît sur la liste des contrevenants dans le bilan de l'année terminée le 31 mars 2010. Domtar a dû acquitter un modeste 6000 $ pour avoir «omis de procéder à une étude de caractérisation suite à une cessation définitive d'une activité commerciale».
Les papetières ont souvent été d'importants contributeurs involontaires à la récolte d'amendes par la «police verte». En 2008-2009, aucune ne se trouvait sur la liste du Ministère.
Au Québec, l'amende record a été de 4 millions $. Elle avait frappé l'entreprise Tioxyde Canada, de Sorel, dans la région de Montréal. Elle avait été décernée en 1993, en vertu d'une loi fédérale.